100% artiste.

0% sites de streaming

Livré MP3 + WAV

 

14 TITRES

Enregistré et mixé par OrviL & Ben Maffriz au Parastud, à Montreuil (93).

 

MUSICIENS

OrviL (guitares, chant, basse, programmations, claviers), Bomba Klat (batterie),

François Maigret (guitare sur "Une histoire de mammifères", "À la bonne heure" et "À choisir"), Matthieu Chédid (guitare solo sur "La vie est belle… quand-même" et voix sur "La révélation"), Céline B. (voix sur "La révélation"), Caroline Muñoz (voix et rire final sur "La rencontre").

 

ILLUSTRATIONS

Photo recto © Marc Milano. Logo design par Jean-Luc Garréra.

 

TRACKLIST

"Flatteuse, appelez-moi… OrviL", "Une histoire de mammifères", "La rencontre",

"À la bonne heure", "La chute", "Les miss", "Madeleine pleure", "Tant besoin de toi", "Vitamine C",

"24 heures sur 24", "À choisir", "Sévice national", "La révélation", "Ma vie de poisson rouge",

"La vie est belle quand-même", "Coutumes".

 

L'HISTOIRE

 

Il y a plusieurs mois que nous nous sommes lancés, avec le Système à Tics, dans une tournée sans fin des bars parisiens. À vrai dire, on joue partout où c'est possible, peu importent les conditions. L'essentiel est d'être ensemble et d'avoir la sensation d'avancer dans le projet. Les deux EP live enregistrés précédemment nous ont donné de la confiance.

 

À cette période, j'habite en colocation avec mon pote Pierre Fabry rue Oberkampf, au dernier ou avant-dernier étage je ne sais plus. Il m'a autorisé (c'est quand même chez lui à la base) pas mal d'espace pour entreposer mon matos : guitares, basse, micros, pieds, et aussi et surtout ce 8 pistes numérique de marque Yamaha qui enregistre sur mini-disc et qui me permet de commencer à enregistrer mes maquettes.

 

Curieusement, les voisins ne se plaignent jamais, pourtant rien n'est insonorisé évidemment. Mais bien vite, je m'aperçois que l'idéal serait d'avoir encore plus de place. Mon ami et manager Benoît Maffre me fait alors un incroyable cadeau : il met en place dans un grand sous-sol, chez lui à Montreuil, un studio avec claviers, batterie, amplis guitare, et me dit que je peux venir quand je veux, que ça ne dérangera personne même si je fais du bruit.

 

Un album en marge des bars

Mine de rien, ça change tout. Alors commence un drôle de rythme : en journée je travaille jusqu'à 19h à Saint-Denis, porte de Paris pour ceux qui connaissent. Juste à côté du Stade de France, tout au bout de la pire ligne de métro parisien : la 13.

Quasiment tous les soirs, je la descends intégralement, en changeant à Saint-Lazare pour faire coucou à mon pote Pierre à Parmentier (où nous habitons) puis de rejoindre la station Robespierre, aux portes de Montreuil où je finis à pied jusqu'au studio. Puis je bosse…

Benoît réchauffe des pizzas, me demande si tout gaze. Et je reprends le dernier métro…

Le lendemain, on remet ça. Et de temps en temps, un petit concert au milieu, ou une répète. Je ne sais plus combien de mois on a fait ça. Trois ou quatre facilement.

Puis on a fait venir les copains : François Maigret (même s'il avait aussi réalisé une prise dans son petit appart'), Matthieu Chédid (qu'on a kidnappé une soirée entière alors qu'il enregistrait Qui de nous deux ?) pour quelques guitares, Jibouille à la batterie, alors qu'il se remettait à peine d'une luxation de l'épaule.

Enfin, je suis allé chez Matthieu à la campagne, où nous avons enregistré un petit poème avec Céline B., sa compagne à l'époque, qui servirait de préambule au morceau 'Ma vie de poisson rouge'. Puis nous avons enregistré avec Caroline Muñoz, la voix féminine qui viendrait ponctuer la chanson 'La rencontre'. Le fameux 'Mon p'tit lapin'.

 

Refaire le monde

Les choses se concrétisaient peu à peu, et j'ai encore des souvenirs très vivaces de ces fantastiques moments durant lesquels nous avons refait le monde à de multiples reprises chez Benoît. Combien d'heures passées à tenter tel ou tel arrangement, le jeter à la poubelle, recommencer… On a sûrement un peu fait n'importe quoi parfois, mais c'était l'élan du moment : nous apprenions les choses. Il y avait beaucoup de fraîcheur, de spontanéité.

Et puis il y a probablement ces quelques barrières invisibles que nous n'avons pas su, pu franchir à l'époque.

 

Marc Milano m'a envoyé, de mémoire, une photo depuis Montpellier où il habitait avec sa chère Cathy. Cette image, un peu floue, d'un verre abritant des poissons rouges en plastique, sur fond bleu, serait parfaite pour servir de pochette à Du fond du bocal. Après tout, c'était tout à fait ce que nous venions de vivre : des mecs en vase clos, qui enregistrent un disque dans un sous-sol. C'était parfait. Avec le temps, je finirais par l'appeler 'l'album bleu'.

 

Quoi qu'il en soit, je me souviens de tout : de l'émotion de finir les dernières notes du disque, très fatigué, à celle de voir la pochette prendre forme : voir ma bouille de gamin rêveur et hirsute au dos, qui n'imaginait certainement pas qu'un jour il parviendrait à rassembler suffisamment de courage pour aboutir un tel projet…

Et l'émotion enfin, de voir la palette arriver avec nos disques à l'intérieur. Et se dire à ce moment en toute naïveté et sans aucune considération écologique, que le cellophane, quand même, ça fait pro.

 

On en a fait 1.000 exemplaires. On en a donné quelques-uns, on en a vendu lors des concerts, de la main à la main (on n'achetait pas encore très facilement sur internet en ce temps-là). En tout cas, une chose est sûre, on n'en a plus.

 

 

- ACHETER ? -

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DU FOND DU BOCAL

2003

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14 TITRES

Enregistré et mixé par OrviL & Ben Maffriz au Parastud, à Montreuil (93).

 

MUSICIENS

OrviL (guitares, chant, basse, programmations, claviers), Bomba Klat (batterie),

François Maigret (guitare sur "Une histoire de mammifères", "À la bonne heure" et "À choisir"), Matthieu Chédid (guitare solo sur "La vie est belle… quand-même" et voix sur "La révélation"), Céline B. (voix sur "La révélation"), Caroline Muñoz (voix et rire final sur "La rencontre").

 

ILLUSTRATIONS

Photo recto © Marc Milano. Logo design par Jean-Luc Garréra.

 

TRACKLIST

"Flatteuse, appelez-moi… OrviL", "Une histoire de mammifères", "La rencontre",

"À la bonne heure", "La chute", "Les miss", "Madeleine pleure", "Tant besoin de toi", "Vitamine C",

"24 heures sur 24", "À choisir", "Sévice national", "La révélation", "Ma vie de poisson rouge",

"La vie est belle quand-même", "Coutumes".

 

L'HISTOIRE

 

Il y a plusieurs mois que nous nous sommes lancés, avec le Système à Tics, dans une tournée sans fin des bars parisiens. À vrai dire, on joue partout où c'est possible, peu importent les conditions. L'essentiel est d'être ensemble et d'avoir la sensation d'avancer dans le projet. Les deux EP live enregistrés précédemment nous ont donné de la confiance.

 

À cette période, j'habite en colocation avec mon pote Pierre Fabry rue Oberkampf, au dernier ou avant-dernier étage je ne sais plus. Il m'a autorisé (c'est quand même chez lui à la base) pas mal d'espace pour entreposer mon matos : guitares, basse, micros, pieds, et aussi et surtout ce 8 pistes numérique de marque Yamaha qui enregistre sur mini-disc et qui me permet de commencer à enregistrer mes maquettes.

 

Curieusement, les voisins ne se plaignent jamais, pourtant rien n'est insonorisé évidemment. Mais bien vite, je m'aperçois que l'idéal serait d'avoir encore plus de place. Mon ami et manager Benoît Maffre me fait alors un incroyable cadeau : il met en place dans un grand sous-sol, chez lui à Montreuil, un studio avec claviers, batterie, amplis guitare, et me dit que je peux venir quand je veux, que ça ne dérangera personne même si je fais du bruit.

 

Un album en marge des bars

Mine de rien, ça change tout. Alors commence un drôle de rythme : en journée je travaille jusqu'à 19h à Saint-Denis, porte de Paris pour ceux qui connaissent. Juste à côté du Stade de France, tout au bout de la pire ligne de métro parisien : la 13.

Quasiment tous les soirs, je la descends intégralement, en changeant à Saint-Lazare pour faire coucou à mon pote Pierre à Parmentier (où nous habitons) puis de rejoindre la station Robespierre, aux portes de Montreuil où je finis à pied jusqu'au studio. Puis je bosse…

Benoît réchauffe des pizzas, me demande si tout gaze. Et je reprends le dernier métro…

Le lendemain, on remet ça. Et de temps en temps, un petit concert au milieu, ou une répète. Je ne sais plus combien de mois on a fait ça. Trois ou quatre facilement.

Puis on a fait venir les copains : François Maigret (même s'il avait aussi réalisé une prise dans son petit appart'), Matthieu Chédid (qu'on a kidnappé une soirée entière alors qu'il enregistrait Qui de nous deux ?) pour quelques guitares, Jibouille à la batterie, alors qu'il se remettait à peine d'une luxation de l'épaule.

Enfin, je suis allé chez Matthieu à la campagne, où nous avons enregistré un petit poème avec Céline B., sa compagne à l'époque, qui servirait de préambule au morceau 'Ma vie de poisson rouge'. Puis nous avons enregistré avec Caroline Muñoz, la voix féminine qui viendrait ponctuer la chanson 'La rencontre'. Le fameux 'Mon p'tit lapin'.

 

Refaire le monde

Les choses se concrétisaient peu à peu, et j'ai encore des souvenirs très vivaces de ces fantastiques moments durant lesquels nous avons refait le monde à de multiples reprises chez Benoît. Combien d'heures passées à tenter tel ou tel arrangement, le jeter à la poubelle, recommencer… On a sûrement un peu fait n'importe quoi parfois, mais c'était l'élan du moment : nous apprenions les choses. Il y avait beaucoup de fraîcheur, de spontanéité.

Et puis il y a probablement ces quelques barrières invisibles que nous n'avons pas su, pu franchir à l'époque.

 

Marc Milano m'a envoyé, de mémoire, une photo depuis Montpellier où il habitait avec sa chère Cathy. Cette image, un peu floue, d'un verre abritant des poissons rouges en plastique, sur fond bleu, serait parfaite pour servir de pochette à Du fond du bocal. Après tout, c'était tout à fait ce que nous venions de vivre : des mecs en vase clos, qui enregistrent un disque dans un sous-sol. C'était parfait. Avec le temps, je finirais par l'appeler 'l'album bleu'.

 

Quoi qu'il en soit, je me souviens de tout : de l'émotion de finir les dernières notes du disque, très fatigué, à celle de voir la pochette prendre forme : voir ma bouille de gamin rêveur et hirsute au dos, qui n'imaginait certainement pas qu'un jour il parviendrait à rassembler suffisamment de courage pour aboutir un tel projet…

Et l'émotion enfin, de voir la palette arriver avec nos disques à l'intérieur. Et se dire à ce moment en toute naïveté et sans aucune considération écologique, que le cellophane, quand même, ça fait pro.

 

On en a fait 1.000 exemplaires. On en a donné quelques-uns, on en a vendu lors des concerts, de la main à la main (on n'achetait pas encore très facilement sur internet en ce temps-là). En tout cas, une chose est sûre, on n'en a plus.

 

 

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Enregistré et mixé par OrviL & Ben Maffriz au Parastud, à Montreuil (93).

 

MUSICIENS

OrviL (guitares, chant, basse, programmations, claviers), Bomba Klat (batterie),

François Maigret (guitare sur "Une histoire de mammifères", "À la bonne heure" et "À choisir"), Matthieu Chédid (guitare solo sur "La vie est belle… quand-même" et voix sur "La révélation"), Céline B. (voix sur "La révélation"), Caroline Muñoz (voix et rire final sur "La rencontre").

 

ILLUSTRATIONS

Photo recto © Marc Milano. Logo design par Jean-Luc Garréra.

 

TRACKLIST

"Flatteuse, appelez-moi… OrviL", "Une histoire de mammifères", "La rencontre",

"À la bonne heure", "La chute", "Les miss", "Madeleine pleure", "Tant besoin de toi", "Vitamine C",

"24 heures sur 24", "À choisir", "Sévice national", "La révélation", "Ma vie de poisson rouge",

"La vie est belle quand-même", "Coutumes".

 

L'HISTOIRE

 

Il y a plusieurs mois que nous nous sommes lancés, avec le Système à Tics, dans une tournée sans fin des bars parisiens. À vrai dire, on joue partout où c'est possible, peu importent les conditions. L'essentiel est d'être ensemble et d'avoir la sensation d'avancer dans le projet. Les deux EP live enregistrés précédemment nous ont donné de la confiance.

 

À cette période, j'habite en colocation avec mon pote Pierre Fabry rue Oberkampf, au dernier ou avant-dernier étage je ne sais plus. Il m'a autorisé (c'est quand même chez lui à la base) pas mal d'espace pour entreposer mon matos : guitares, basse, micros, pieds, et aussi et surtout ce 8 pistes numérique de marque Yamaha qui enregistre sur mini-disc et qui me permet de commencer à enregistrer mes maquettes.

 

Curieusement, les voisins ne se plaignent jamais, pourtant rien n'est insonorisé évidemment. Mais bien vite, je m'aperçois que l'idéal serait d'avoir encore plus de place. Mon ami et manager Benoît Maffre me fait alors un incroyable cadeau : il met en place dans un grand sous-sol, chez lui à Montreuil, un studio avec claviers, batterie, amplis guitare, et me dit que je peux venir quand je veux, que ça ne dérangera personne même si je fais du bruit.

 

Un album en marge des bars

Mine de rien, ça change tout. Alors commence un drôle de rythme : en journée je travaille jusqu'à 19h à Saint-Denis, porte de Paris pour ceux qui connaissent. Juste à côté du Stade de France, tout au bout de la pire ligne de métro parisien : la 13.

Quasiment tous les soirs, je la descends intégralement, en changeant à Saint-Lazare pour faire coucou à mon pote Pierre à Parmentier (où nous habitons) puis de rejoindre la station Robespierre, aux portes de Montreuil où je finis à pied jusqu'au studio. Puis je bosse…

Benoît réchauffe des pizzas, me demande si tout gaze. Et je reprends le dernier métro…

Le lendemain, on remet ça. Et de temps en temps, un petit concert au milieu, ou une répète. Je ne sais plus combien de mois on a fait ça. Trois ou quatre facilement.

Puis on a fait venir les copains : François Maigret (même s'il avait aussi réalisé une prise dans son petit appart'), Matthieu Chédid (qu'on a kidnappé une soirée entière alors qu'il enregistrait Qui de nous deux ?) pour quelques guitares, Jibouille à la batterie, alors qu'il se remettait à peine d'une luxation de l'épaule.

Enfin, je suis allé chez Matthieu à la campagne, où nous avons enregistré un petit poème avec Céline B., sa compagne à l'époque, qui servirait de préambule au morceau 'Ma vie de poisson rouge'. Puis nous avons enregistré avec Caroline Muñoz, la voix féminine qui viendrait ponctuer la chanson 'La rencontre'. Le fameux 'Mon p'tit lapin'.

 

Refaire le monde

Les choses se concrétisaient peu à peu, et j'ai encore des souvenirs très vivaces de ces fantastiques moments durant lesquels nous avons refait le monde à de multiples reprises chez Benoît. Combien d'heures passées à tenter tel ou tel arrangement, le jeter à la poubelle, recommencer… On a sûrement un peu fait n'importe quoi parfois, mais c'était l'élan du moment : nous apprenions les choses. Il y avait beaucoup de fraîcheur, de spontanéité.

Et puis il y a probablement ces quelques barrières invisibles que nous n'avons pas su, pu franchir à l'époque.

 

Marc Milano m'a envoyé, de mémoire, une photo depuis Montpellier où il habitait avec sa chère Cathy. Cette image, un peu floue, d'un verre abritant des poissons rouges en plastique, sur fond bleu, serait parfaite pour servir de pochette à Du fond du bocal. Après tout, c'était tout à fait ce que nous venions de vivre : des mecs en vase clos, qui enregistrent un disque dans un sous-sol. C'était parfait. Avec le temps, je finirais par l'appeler 'l'album bleu'.

 

Quoi qu'il en soit, je me souviens de tout : de l'émotion de finir les dernières notes du disque, très fatigué, à celle de voir la pochette prendre forme : voir ma bouille de gamin rêveur et hirsute au dos, qui n'imaginait certainement pas qu'un jour il parviendrait à rassembler suffisamment de courage pour aboutir un tel projet…

Et l'émotion enfin, de voir la palette arriver avec nos disques à l'intérieur. Et se dire à ce moment en toute naïveté et sans aucune considération écologique, que le cellophane, quand même, ça fait pro.

 

On en a fait 1.000 exemplaires. On en a donné quelques-uns, on en a vendu lors des concerts, de la main à la main (on n'achetait pas encore très facilement sur internet en ce temps-là). En tout cas, une chose est sûre, on n'en a plus.

 

 

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MUSICIENS

OrviL (guitares, chant, basse, programmations, claviers), Bomba Klat (batterie),

François Maigret (guitare sur "Une histoire de mammifères", "À la bonne heure" et "À choisir"), Matthieu Chédid (guitare solo sur "La vie est belle… quand-même" et voix sur "La révélation"), Céline B. (voix sur "La révélation"), Caroline Muñoz (voix et rire final sur "La rencontre").

 

ILLUSTRATIONS

Photo recto © Marc Milano. Logo design par Jean-Luc Garréra.

 

TRACKLIST

"Flatteuse, appelez-moi… OrviL", "Une histoire de mammifères", "La rencontre",

"À la bonne heure", "La chute", "Les miss", "Madeleine pleure", "Tant besoin de toi", "Vitamine C",

"24 heures sur 24", "À choisir", "Sévice national", "La révélation", "Ma vie de poisson rouge",

"La vie est belle quand-même", "Coutumes".

 

L'HISTOIRE

 

Il y a plusieurs mois que nous nous sommes lancés, avec le Système à Tics, dans une tournée sans fin des bars parisiens. À vrai dire, on joue partout où c'est possible, peu importent les conditions. L'essentiel est d'être ensemble et d'avoir la sensation d'avancer dans le projet. Les deux EP live enregistrés précédemment nous ont donné de la confiance.

 

À cette période, j'habite en colocation avec mon pote Pierre Fabry rue Oberkampf, au dernier ou avant-dernier étage je ne sais plus. Il m'a autorisé (c'est quand même chez lui à la base) pas mal d'espace pour entreposer mon matos : guitares, basse, micros, pieds, et aussi et surtout ce 8 pistes numérique de marque Yamaha qui enregistre sur mini-disc et qui me permet de commencer à enregistrer mes maquettes.

 

Curieusement, les voisins ne se plaignent jamais, pourtant rien n'est insonorisé évidemment. Mais bien vite, je m'aperçois que l'idéal serait d'avoir encore plus de place. Mon ami et manager Benoît Maffre me fait alors un incroyable cadeau : il met en place dans un grand sous-sol, chez lui à Montreuil, un studio avec claviers, batterie, amplis guitare, et me dit que je peux venir quand je veux, que ça ne dérangera personne même si je fais du bruit.

 

Un album en marge des bars

Mine de rien, ça change tout. Alors commence un drôle de rythme : en journée je travaille jusqu'à 19h à Saint-Denis, porte de Paris pour ceux qui connaissent. Juste à côté du Stade de France, tout au bout de la pire ligne de métro parisien : la 13.

Quasiment tous les soirs, je la descends intégralement, en changeant à Saint-Lazare pour faire coucou à mon pote Pierre à Parmentier (où nous habitons) puis de rejoindre la station Robespierre, aux portes de Montreuil où je finis à pied jusqu'au studio. Puis je bosse…

Benoît réchauffe des pizzas, me demande si tout gaze. Et je reprends le dernier métro…

Le lendemain, on remet ça. Et de temps en temps, un petit concert au milieu, ou une répète. Je ne sais plus combien de mois on a fait ça. Trois ou quatre facilement.

Puis on a fait venir les copains : François Maigret (même s'il avait aussi réalisé une prise dans son petit appart'), Matthieu Chédid (qu'on a kidnappé une soirée entière alors qu'il enregistrait Qui de nous deux ?) pour quelques guitares, Jibouille à la batterie, alors qu'il se remettait à peine d'une luxation de l'épaule.

Enfin, je suis allé chez Matthieu à la campagne, où nous avons enregistré un petit poème avec Céline B., sa compagne à l'époque, qui servirait de préambule au morceau 'Ma vie de poisson rouge'. Puis nous avons enregistré avec Caroline Muñoz, la voix féminine qui viendrait ponctuer la chanson 'La rencontre'. Le fameux 'Mon p'tit lapin'.

 

Refaire le monde

Les choses se concrétisaient peu à peu, et j'ai encore des souvenirs très vivaces de ces fantastiques moments durant lesquels nous avons refait le monde à de multiples reprises chez Benoît. Combien d'heures passées à tenter tel ou tel arrangement, le jeter à la poubelle, recommencer… On a sûrement un peu fait n'importe quoi parfois, mais c'était l'élan du moment : nous apprenions les choses. Il y avait beaucoup de fraîcheur, de spontanéité.

Et puis il y a probablement ces quelques barrières invisibles que nous n'avons pas su, pu franchir à l'époque.

 

Marc Milano m'a envoyé, de mémoire, une photo depuis Montpellier où il habitait avec sa chère Cathy. Cette image, un peu floue, d'un verre abritant des poissons rouges en plastique, sur fond bleu, serait parfaite pour servir de pochette à Du fond du bocal. Après tout, c'était tout à fait ce que nous venions de vivre : des mecs en vase clos, qui enregistrent un disque dans un sous-sol. C'était parfait. Avec le temps, je finirais par l'appeler 'l'album bleu'.

 

Quoi qu'il en soit, je me souviens de tout : de l'émotion de finir les dernières notes du disque, très fatigué, à celle de voir la pochette prendre forme : voir ma bouille de gamin rêveur et hirsute au dos, qui n'imaginait certainement pas qu'un jour il parviendrait à rassembler suffisamment de courage pour aboutir un tel projet…

Et l'émotion enfin, de voir la palette arriver avec nos disques à l'intérieur. Et se dire à ce moment en toute naïveté et sans aucune considération écologique, que le cellophane, quand même, ça fait pro.

 

On en a fait 1.000 exemplaires. On en a donné quelques-uns, on en a vendu lors des concerts, de la main à la main (on n'achetait pas encore très facilement sur internet en ce temps-là). En tout cas, une chose est sûre, on n'en a plus.

 

 

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Enregistré et mixé

par OrviL & Ben Maffriz au Parastud,

à Montreuil (93).

 

MUSICIENS

OrviL (guitares, chant, basse, programmations, claviers), Bomba Klat (batterie),

François Maigret (guitare sur "Une histoire de mammifères", "À la bonne heure" et "À choisir"), Matthieu Chédid (guitare solo sur "La vie est belle… quand-même" et voix sur "La révélation"),

Céline B. (voix sur "La révélation"), Caroline Muñoz (voix et rire final sur "La rencontre").

 

ILLUSTRATIONS

Photo recto © Marc Milano.

Logo design par Jean-Luc Garréra.

 

TRACKLIST

"Flatteuse, appelez-moi… OrviL",

"Une histoire de mammifères", "La rencontre",

"À la bonne heure", "La chute", "Les miss",

"Madeleine pleure", "Tant besoin de toi",

"Vitamine C", "24 heures sur 24", "À choisir",

"Sévice national", "La révélation",

"Ma vie de poisson rouge",

"La vie est belle quand-même", "Coutumes".

 

L'HISTOIRE

 

Il y a plusieurs mois que nous nous sommes lancés, avec le Système à Tics, dans une tournée sans fin des bars parisiens. À vrai dire, on joue partout où c'est possible, peu importent les conditions. L'essentiel est d'être ensemble et d'avoir la sensation d'avancer dans le projet.

Les deux EP live enregistrés précédemment nous ont donné de la confiance.

 

À cette période, j'habite en colocation avec mon pote Pierre Fabry rue Oberkampf, au dernier ou avant-dernier étage je ne sais plus. Il m'a autorisé (c'est quand même chez lui à la base) pas mal d'espace pour entreposer mon matos : guitares, basse, micros, pieds, et aussi et surtout ce 8 pistes numérique de marque Yamaha qui enregistre sur mini-disc et qui me permet de commencer à enregistrer mes maquettes.

 

Curieusement, les voisins ne se plaignent jamais, pourtant rien n'est insonorisé évidemment.

Mais bien vite, je m'aperçois que l'idéal serait d'avoir encore plus de place.

Mon ami et manager Benoît Maffre me fait alors un incroyable cadeau : il met en place dans un grand sous-sol, chez lui à Montreuil, un studio avec claviers, batterie, amplis guitare, et me dit que je peux venir quand je veux, que ça ne dérangera personne même si je fais du bruit.

 

Un album en marge des bars

Mine de rien, ça change tout.

Alors commence un drôle de rythme : en journée je travaille jusqu'à 19h à Saint-Denis, porte de Paris pour ceux qui connaissent. Juste à côté du Stade de France, tout au bout de la pire ligne de métro parisien : la 13.

Quasiment tous les soirs, je la descends intégralement, en changeant à Saint-Lazare pour faire coucou à mon pote Pierre à Parmentier (où nous habitons) puis de rejoindre la station Robespierre, aux portes de Montreuil où je finis à pied jusqu'au studio. Puis je bosse…

Benoît réchauffe des pizzas, me demande si tout gaze. Et je reprends le dernier métro…

Le lendemain, on remet ça. Et de temps en temps, un petit concert au milieu, ou une répète. Je ne sais plus combien de mois on a fait ça. Trois ou quatre facilement.

Puis on a fait venir les copains : François Maigret (même s'il avait aussi réalisé une prise dans son petit appart'), Matthieu Chédid (qu'on a kidnappé une soirée entière alors qu'il enregistrait Qui de nous deux ?) pour quelques guitares, Jibouille à la batterie, alors qu'il se remettait à peine d'une luxation de l'épaule.

Enfin, je suis allé chez Matthieu à la campagne, où nous avons enregistré un petit poème avec Céline B., sa compagne à l'époque, qui servirait de préambule au morceau 'Ma vie de poisson rouge'. Puis nous avons enregistré avec Caroline Muñoz, la voix féminine qui viendrait ponctuer la chanson 'La rencontre'. Le fameux 'Mon p'tit lapin'.

 

Refaire le monde

Les choses se concrétisaient peu à peu, et j'ai encore des souvenirs très vivaces de ces fantastiques moments durant lesquels nous avons refait le monde à de multiples reprises chez Benoît. Combien d'heures passées à tenter tel ou tel arrangement, le jeter à la poubelle, recommencer… On a sûrement un peu fait n'importe quoi parfois, mais c'était l'élan du moment : nous apprenions les choses. Il y avait beaucoup de fraîcheur, de spontanéité.

Et puis il y a probablement ces quelques barrières invisibles que nous n'avons pas su, pu franchir à l'époque.

 

Marc Milano m'a envoyé, de mémoire, une photo depuis Montpellier où il habitait avec sa chère Cathy. Cette image, un peu floue, d'un verre abritant des poissons rouges en plastique, sur fond bleu, serait parfaite pour servir de pochette à Du fond du bocal. Après tout, c'était tout à fait ce que nous venions de vivre : des mecs en vase clos, qui enregistrent un disque dans un sous-sol. C'était parfait. Avec le temps, je finirais par l'appeler 'l'album bleu'.

 

Quoi qu'il en soit, je me souviens de tout : de l'émotion de finir les dernières notes du disque, très fatigué, à celle de voir la pochette prendre forme : voir ma bouille de gamin rêveur et hirsute au dos, qui n'imaginait certainement pas qu'un jour il parviendrait à rassembler suffisamment de courage pour aboutir un tel projet…

Et l'émotion enfin, de voir la palette arriver avec nos disques à l'intérieur. Et se dire à ce moment en toute naïveté et sans aucune considération écologique, que le cellophane, quand même, ça fait pro.

 

On en a fait 1.000 exemplaires. On en a donné quelques-uns, on en a vendu lors des concerts, de la main à la main (on n'achetait pas encore très facilement sur internet en ce temps-là). En tout cas, une chose est sûre, on n'en a plus.

 

 

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MUSICIENS

OrviL (guitares, chant, basse, programmations, claviers), Bomba Klat (batterie),

François Maigret (guitare sur "Une histoire de mammifères", "À la bonne heure" et "À choisir"), Matthieu Chédid (guitare solo sur "La vie est belle… quand-même" et voix sur "La révélation"),

Céline B. (voix sur "La révélation"), Caroline Muñoz (voix et rire final sur "La rencontre").

 

ILLUSTRATIONS

Photo recto © Marc Milano.

Logo design par Jean-Luc Garréra.

 

TRACKLIST

"Flatteuse, appelez-moi… OrviL",

"Une histoire de mammifères", "La rencontre",

"À la bonne heure", "La chute", "Les miss",

"Madeleine pleure", "Tant besoin de toi",

"Vitamine C", "24 heures sur 24", "À choisir",

"Sévice national", "La révélation",

"Ma vie de poisson rouge",

"La vie est belle quand-même", "Coutumes".

 

L'HISTOIRE

 

Il y a plusieurs mois que nous nous sommes lancés, avec le Système à Tics, dans une tournée sans fin des bars parisiens. À vrai dire, on joue partout où c'est possible, peu importent les conditions. L'essentiel est d'être ensemble et d'avoir la sensation d'avancer dans le projet.

Les deux EP live enregistrés précédemment nous ont donné de la confiance.

 

À cette période, j'habite en colocation avec mon pote Pierre Fabry rue Oberkampf, au dernier ou avant-dernier étage je ne sais plus. Il m'a autorisé (c'est quand même chez lui à la base) pas mal d'espace pour entreposer mon matos : guitares, basse, micros, pieds, et aussi et surtout ce 8 pistes numérique de marque Yamaha qui enregistre sur mini-disc et qui me permet de commencer à enregistrer mes maquettes.

 

Curieusement, les voisins ne se plaignent jamais, pourtant rien n'est insonorisé évidemment.

Mais bien vite, je m'aperçois que l'idéal serait d'avoir encore plus de place.

Mon ami et manager Benoît Maffre me fait alors un incroyable cadeau : il met en place dans un grand sous-sol, chez lui à Montreuil, un studio avec claviers, batterie, amplis guitare, et me dit que je peux venir quand je veux, que ça ne dérangera personne même si je fais du bruit.

 

Un album en marge des bars

Mine de rien, ça change tout.

Alors commence un drôle de rythme : en journée je travaille jusqu'à 19h à Saint-Denis, porte de Paris pour ceux qui connaissent. Juste à côté du Stade de France, tout au bout de la pire ligne de métro parisien : la 13.

Quasiment tous les soirs, je la descends intégralement, en changeant à Saint-Lazare pour faire coucou à mon pote Pierre à Parmentier (où nous habitons) puis de rejoindre la station Robespierre, aux portes de Montreuil où je finis à pied jusqu'au studio. Puis je bosse…

Benoît réchauffe des pizzas, me demande si tout gaze. Et je reprends le dernier métro…

Le lendemain, on remet ça. Et de temps en temps, un petit concert au milieu, ou une répète. Je ne sais plus combien de mois on a fait ça. Trois ou quatre facilement.

Puis on a fait venir les copains : François Maigret (même s'il avait aussi réalisé une prise dans son petit appart'), Matthieu Chédid (qu'on a kidnappé une soirée entière alors qu'il enregistrait Qui de nous deux ?) pour quelques guitares, Jibouille à la batterie, alors qu'il se remettait à peine d'une luxation de l'épaule.

Enfin, je suis allé chez Matthieu à la campagne, où nous avons enregistré un petit poème avec Céline B., sa compagne à l'époque, qui servirait de préambule au morceau 'Ma vie de poisson rouge'. Puis nous avons enregistré avec Caroline Muñoz, la voix féminine qui viendrait ponctuer la chanson 'La rencontre'. Le fameux 'Mon p'tit lapin'.

 

Refaire le monde

Les choses se concrétisaient peu à peu, et j'ai encore des souvenirs très vivaces de ces fantastiques moments durant lesquels nous avons refait le monde à de multiples reprises chez Benoît. Combien d'heures passées à tenter tel ou tel arrangement, le jeter à la poubelle, recommencer… On a sûrement un peu fait n'importe quoi parfois, mais c'était l'élan du moment : nous apprenions les choses. Il y avait beaucoup de fraîcheur, de spontanéité.

Et puis il y a probablement ces quelques barrières invisibles que nous n'avons pas su, pu franchir à l'époque.

 

Marc Milano m'a envoyé, de mémoire, une photo depuis Montpellier où il habitait avec sa chère Cathy. Cette image, un peu floue, d'un verre abritant des poissons rouges en plastique, sur fond bleu, serait parfaite pour servir de pochette à Du fond du bocal. Après tout, c'était tout à fait ce que nous venions de vivre : des mecs en vase clos, qui enregistrent un disque dans un sous-sol. C'était parfait. Avec le temps, je finirais par l'appeler 'l'album bleu'.

 

Quoi qu'il en soit, je me souviens de tout : de l'émotion de finir les dernières notes du disque, très fatigué, à celle de voir la pochette prendre forme : voir ma bouille de gamin rêveur et hirsute au dos, qui n'imaginait certainement pas qu'un jour il parviendrait à rassembler suffisamment de courage pour aboutir un tel projet…

Et l'émotion enfin, de voir la palette arriver avec nos disques à l'intérieur. Et se dire à ce moment en toute naïveté et sans aucune considération écologique, que le cellophane, quand même, ça fait pro.

 

On en a fait 1.000 exemplaires. On en a donné quelques-uns, on en a vendu lors des concerts, de la main à la main (on n'achetait pas encore très facilement sur internet en ce temps-là). En tout cas, une chose est sûre, on n'en a plus.

 

 

- ACHETER ? -

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Extraits écoutables

sur Soundcloud

officiel OrviL

 

14 TITRES

Enregistré et mixé

par OrviL & Ben Maffriz au Parastud,

à Montreuil (93).

 

MUSICIENS

OrviL (guitares, chant, basse, programmations, claviers), Bomba Klat (batterie),

François Maigret (guitare sur "Une histoire de mammifères", "À la bonne heure" et "À choisir"), Matthieu Chédid (guitare solo sur "La vie est belle… quand-même" et voix sur "La révélation"),

Céline B. (voix sur "La révélation"), Caroline Muñoz (voix et rire final sur "La rencontre").

 

ILLUSTRATIONS

Photo recto © Marc Milano.

Logo design par Jean-Luc Garréra.

 

TRACKLIST

"Flatteuse, appelez-moi… OrviL",

"Une histoire de mammifères", "La rencontre",

"À la bonne heure", "La chute", "Les miss",

"Madeleine pleure", "Tant besoin de toi",

"Vitamine C", "24 heures sur 24", "À choisir",

"Sévice national", "La révélation",

"Ma vie de poisson rouge",

"La vie est belle quand-même", "Coutumes".

 

L'HISTOIRE

 

Il y a plusieurs mois que nous nous sommes lancés, avec le Système à Tics, dans une tournée sans fin des bars parisiens. À vrai dire, on joue partout où c'est possible, peu importent les conditions. L'essentiel est d'être ensemble et d'avoir la sensation d'avancer dans le projet.

Les deux EP live enregistrés précédemment nous ont donné de la confiance.

 

À cette période, j'habite en colocation avec mon pote Pierre Fabry rue Oberkampf, au dernier ou avant-dernier étage je ne sais plus. Il m'a autorisé (c'est quand même chez lui à la base) pas mal d'espace pour entreposer mon matos : guitares, basse, micros, pieds, et aussi et surtout ce 8 pistes numérique de marque Yamaha qui enregistre sur mini-disc et qui me permet de commencer à enregistrer mes maquettes.

 

Curieusement, les voisins ne se plaignent jamais, pourtant rien n'est insonorisé évidemment.

Mais bien vite, je m'aperçois que l'idéal serait d'avoir encore plus de place.

Mon ami et manager Benoît Maffre me fait alors un incroyable cadeau : il met en place dans un grand sous-sol, chez lui à Montreuil, un studio avec claviers, batterie, amplis guitare, et me dit que je peux venir quand je veux, que ça ne dérangera personne même si je fais du bruit.

 

Un album en marge des bars

Mine de rien, ça change tout.

Alors commence un drôle de rythme : en journée je travaille jusqu'à 19h à Saint-Denis, porte de Paris pour ceux qui connaissent. Juste à côté du Stade de France, tout au bout de la pire ligne de métro parisien : la 13.

Quasiment tous les soirs, je la descends intégralement, en changeant à Saint-Lazare pour faire coucou à mon pote Pierre à Parmentier (où nous habitons) puis de rejoindre la station Robespierre, aux portes de Montreuil où je finis à pied jusqu'au studio. Puis je bosse…

Benoît réchauffe des pizzas, me demande si tout gaze. Et je reprends le dernier métro…

Le lendemain, on remet ça. Et de temps en temps, un petit concert au milieu, ou une répète. Je ne sais plus combien de mois on a fait ça. Trois ou quatre facilement.

Puis on a fait venir les copains : François Maigret (même s'il avait aussi réalisé une prise dans son petit appart'), Matthieu Chédid (qu'on a kidnappé une soirée entière alors qu'il enregistrait Qui de nous deux ?) pour quelques guitares, Jibouille à la batterie, alors qu'il se remettait à peine d'une luxation de l'épaule.

Enfin, je suis allé chez Matthieu à la campagne, où nous avons enregistré un petit poème avec Céline B., sa compagne à l'époque, qui servirait de préambule au morceau 'Ma vie de poisson rouge'. Puis nous avons enregistré avec Caroline Muñoz, la voix féminine qui viendrait ponctuer la chanson 'La rencontre'. Le fameux 'Mon p'tit lapin'.

 

Refaire le monde

Les choses se concrétisaient peu à peu, et j'ai encore des souvenirs très vivaces de ces fantastiques moments durant lesquels nous avons refait le monde à de multiples reprises chez Benoît. Combien d'heures passées à tenter tel ou tel arrangement, le jeter à la poubelle, recommencer… On a sûrement un peu fait n'importe quoi parfois, mais c'était l'élan du moment : nous apprenions les choses. Il y avait beaucoup de fraîcheur, de spontanéité.

Et puis il y a probablement ces quelques barrières invisibles que nous n'avons pas su, pu franchir à l'époque.

 

Marc Milano m'a envoyé, de mémoire, une photo depuis Montpellier où il habitait avec sa chère Cathy. Cette image, un peu floue, d'un verre abritant des poissons rouges en plastique, sur fond bleu, serait parfaite pour servir de pochette à Du fond du bocal. Après tout, c'était tout à fait ce que nous venions de vivre : des mecs en vase clos, qui enregistrent un disque dans un sous-sol. C'était parfait. Avec le temps, je finirais par l'appeler 'l'album bleu'.

 

Quoi qu'il en soit, je me souviens de tout : de l'émotion de finir les dernières notes du disque, très fatigué, à celle de voir la pochette prendre forme : voir ma bouille de gamin rêveur et hirsute au dos, qui n'imaginait certainement pas qu'un jour il parviendrait à rassembler suffisamment de courage pour aboutir un tel projet…

Et l'émotion enfin, de voir la palette arriver avec nos disques à l'intérieur. Et se dire à ce moment en toute naïveté et sans aucune considération écologique, que le cellophane, quand même, ça fait pro.

 

On en a fait 1.000 exemplaires. On en a donné quelques-uns, on en a vendu lors des concerts, de la main à la main (on n'achetait pas encore très facilement sur internet en ce temps-là). En tout cas, une chose est sûre, on n'en a plus.

 

 

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14 TITRES

Enregistré et mixé

par OrviL & Ben Maffriz au Parastud,

à Montreuil (93).

 

MUSICIENS

OrviL (guitares, chant, basse, programmations, claviers), Bomba Klat (batterie),

François Maigret (guitare sur "Une histoire de mammifères", "À la bonne heure" et "À choisir"), Matthieu Chédid (guitare solo sur "La vie est belle… quand-même" et voix sur "La révélation"),

Céline B. (voix sur "La révélation"), Caroline Muñoz (voix et rire final sur "La rencontre").

 

ILLUSTRATIONS

Photo recto © Marc Milano.

Logo design par Jean-Luc Garréra.

 

TRACKLIST

"Flatteuse, appelez-moi… OrviL",

"Une histoire de mammifères", "La rencontre",

"À la bonne heure", "La chute", "Les miss",

"Madeleine pleure", "Tant besoin de toi",

"Vitamine C", "24 heures sur 24", "À choisir",

"Sévice national", "La révélation",

"Ma vie de poisson rouge",

"La vie est belle quand-même", "Coutumes".

 

L'HISTOIRE

 

Il y a plusieurs mois que nous nous sommes lancés, avec le Système à Tics, dans une tournée sans fin des bars parisiens. À vrai dire, on joue partout où c'est possible, peu importent les conditions. L'essentiel est d'être ensemble et d'avoir la sensation d'avancer dans le projet.

Les deux EP live enregistrés précédemment nous ont donné de la confiance.

 

À cette période, j'habite en colocation avec mon pote Pierre Fabry rue Oberkampf, au dernier ou avant-dernier étage je ne sais plus. Il m'a autorisé (c'est quand même chez lui à la base) pas mal d'espace pour entreposer mon matos : guitares, basse, micros, pieds, et aussi et surtout ce 8 pistes numérique de marque Yamaha qui enregistre sur mini-disc et qui me permet de commencer à enregistrer mes maquettes.

 

Curieusement, les voisins ne se plaignent jamais, pourtant rien n'est insonorisé évidemment.

Mais bien vite, je m'aperçois que l'idéal serait d'avoir encore plus de place.

Mon ami et manager Benoît Maffre me fait alors un incroyable cadeau : il met en place dans un grand sous-sol, chez lui à Montreuil, un studio avec claviers, batterie, amplis guitare, et me dit que je peux venir quand je veux, que ça ne dérangera personne même si je fais du bruit.

 

Un album en marge des bars

Mine de rien, ça change tout.

Alors commence un drôle de rythme : en journée je travaille jusqu'à 19h à Saint-Denis, porte de Paris pour ceux qui connaissent. Juste à côté du Stade de France, tout au bout de la pire ligne de métro parisien : la 13.

Quasiment tous les soirs, je la descends intégralement, en changeant à Saint-Lazare pour faire coucou à mon pote Pierre à Parmentier (où nous habitons) puis de rejoindre la station Robespierre, aux portes de Montreuil où je finis à pied jusqu'au studio. Puis je bosse…

Benoît réchauffe des pizzas, me demande si tout gaze. Et je reprends le dernier métro…

Le lendemain, on remet ça. Et de temps en temps, un petit concert au milieu, ou une répète. Je ne sais plus combien de mois on a fait ça. Trois ou quatre facilement.

Puis on a fait venir les copains : François Maigret (même s'il avait aussi réalisé une prise dans son petit appart'), Matthieu Chédid (qu'on a kidnappé une soirée entière alors qu'il enregistrait Qui de nous deux ?) pour quelques guitares, Jibouille à la batterie, alors qu'il se remettait à peine d'une luxation de l'épaule.

Enfin, je suis allé chez Matthieu à la campagne, où nous avons enregistré un petit poème avec Céline B., sa compagne à l'époque, qui servirait de préambule au morceau 'Ma vie de poisson rouge'. Puis nous avons enregistré avec Caroline Muñoz, la voix féminine qui viendrait ponctuer la chanson 'La rencontre'. Le fameux 'Mon p'tit lapin'.

 

Refaire le monde

Les choses se concrétisaient peu à peu, et j'ai encore des souvenirs très vivaces de ces fantastiques moments durant lesquels nous avons refait le monde à de multiples reprises chez Benoît. Combien d'heures passées à tenter tel ou tel arrangement, le jeter à la poubelle, recommencer… On a sûrement un peu fait n'importe quoi parfois, mais c'était l'élan du moment : nous apprenions les choses. Il y avait beaucoup de fraîcheur, de spontanéité.

Et puis il y a probablement ces quelques barrières invisibles que nous n'avons pas su, pu franchir à l'époque.

 

Marc Milano m'a envoyé, de mémoire, une photo depuis Montpellier où il habitait avec sa chère Cathy. Cette image, un peu floue, d'un verre abritant des poissons rouges en plastique, sur fond bleu, serait parfaite pour servir de pochette à Du fond du bocal. Après tout, c'était tout à fait ce que nous venions de vivre : des mecs en vase clos, qui enregistrent un disque dans un sous-sol. C'était parfait. Avec le temps, je finirais par l'appeler 'l'album bleu'.

 

Quoi qu'il en soit, je me souviens de tout : de l'émotion de finir les dernières notes du disque, très fatigué, à celle de voir la pochette prendre forme : voir ma bouille de gamin rêveur et hirsute au dos, qui n'imaginait certainement pas qu'un jour il parviendrait à rassembler suffisamment de courage pour aboutir un tel projet…

Et l'émotion enfin, de voir la palette arriver avec nos disques à l'intérieur. Et se dire à ce moment en toute naïveté et sans aucune considération écologique, que le cellophane, quand même, ça fait pro.

 

On en a fait 1.000 exemplaires. On en a donné quelques-uns, on en a vendu lors des concerts, de la main à la main (on n'achetait pas encore très facilement sur internet en ce temps-là). En tout cas, une chose est sûre, on n'en a plus.

 

 

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14 TITRES

Enregistré et mixé

par OrviL & Ben Maffriz au Parastud,

à Montreuil (93).

 

MUSICIENS

OrviL (guitares, chant, basse, programmations, claviers), Bomba Klat (batterie),

François Maigret (guitare sur "Une histoire de mammifères", "À la bonne heure" et "À choisir"), Matthieu Chédid (guitare solo sur "La vie est belle… quand-même" et voix sur "La révélation"),

Céline B. (voix sur "La révélation"), Caroline Muñoz (voix et rire final sur "La rencontre").

 

ILLUSTRATIONS

Photo recto © Marc Milano.

Logo design par Jean-Luc Garréra.

 

TRACKLIST

"Flatteuse, appelez-moi… OrviL",

"Une histoire de mammifères", "La rencontre",

"À la bonne heure", "La chute", "Les miss",

"Madeleine pleure", "Tant besoin de toi",

"Vitamine C", "24 heures sur 24", "À choisir",

"Sévice national", "La révélation",

"Ma vie de poisson rouge",

"La vie est belle quand-même", "Coutumes".

 

L'HISTOIRE

 

Il y a plusieurs mois que nous nous sommes lancés, avec le Système à Tics, dans une tournée sans fin des bars parisiens. À vrai dire, on joue partout où c'est possible, peu importent les conditions. L'essentiel est d'être ensemble et d'avoir la sensation d'avancer dans le projet.

Les deux EP live enregistrés précédemment nous ont donné de la confiance.

 

À cette période, j'habite en colocation avec mon pote Pierre Fabry rue Oberkampf, au dernier ou avant-dernier étage je ne sais plus. Il m'a autorisé (c'est quand même chez lui à la base) pas mal d'espace pour entreposer mon matos : guitares, basse, micros, pieds, et aussi et surtout ce 8 pistes numérique de marque Yamaha qui enregistre sur mini-disc et qui me permet de commencer à enregistrer mes maquettes.

 

Curieusement, les voisins ne se plaignent jamais, pourtant rien n'est insonorisé évidemment.

Mais bien vite, je m'aperçois que l'idéal serait d'avoir encore plus de place.

Mon ami et manager Benoît Maffre me fait alors un incroyable cadeau : il met en place dans un grand sous-sol, chez lui à Montreuil, un studio avec claviers, batterie, amplis guitare, et me dit que je peux venir quand je veux, que ça ne dérangera personne même si je fais du bruit.

 

Un album en marge des bars

Mine de rien, ça change tout.

Alors commence un drôle de rythme : en journée je travaille jusqu'à 19h à Saint-Denis, porte de Paris pour ceux qui connaissent. Juste à côté du Stade de France, tout au bout de la pire ligne de métro parisien : la 13.

Quasiment tous les soirs, je la descends intégralement, en changeant à Saint-Lazare pour faire coucou à mon pote Pierre à Parmentier (où nous habitons) puis de rejoindre la station Robespierre, aux portes de Montreuil où je finis à pied jusqu'au studio. Puis je bosse…

Benoît réchauffe des pizzas, me demande si tout gaze. Et je reprends le dernier métro…

Le lendemain, on remet ça. Et de temps en temps, un petit concert au milieu, ou une répète. Je ne sais plus combien de mois on a fait ça. Trois ou quatre facilement.

Puis on a fait venir les copains : François Maigret (même s'il avait aussi réalisé une prise dans son petit appart'), Matthieu Chédid (qu'on a kidnappé une soirée entière alors qu'il enregistrait Qui de nous deux ?) pour quelques guitares, Jibouille à la batterie, alors qu'il se remettait à peine d'une luxation de l'épaule.

Enfin, je suis allé chez Matthieu à la campagne, où nous avons enregistré un petit poème avec Céline B., sa compagne à l'époque, qui servirait de préambule au morceau 'Ma vie de poisson rouge'. Puis nous avons enregistré avec Caroline Muñoz, la voix féminine qui viendrait ponctuer la chanson 'La rencontre'. Le fameux 'Mon p'tit lapin'.

 

Refaire le monde

Les choses se concrétisaient peu à peu, et j'ai encore des souvenirs très vivaces de ces fantastiques moments durant lesquels nous avons refait le monde à de multiples reprises chez Benoît. Combien d'heures passées à tenter tel ou tel arrangement, le jeter à la poubelle, recommencer… On a sûrement un peu fait n'importe quoi parfois, mais c'était l'élan du moment : nous apprenions les choses. Il y avait beaucoup de fraîcheur, de spontanéité.

Et puis il y a probablement ces quelques barrières invisibles que nous n'avons pas su, pu franchir à l'époque.

 

Marc Milano m'a envoyé, de mémoire, une photo depuis Montpellier où il habitait avec sa chère Cathy. Cette image, un peu floue, d'un verre abritant des poissons rouges en plastique, sur fond bleu, serait parfaite pour servir de pochette à Du fond du bocal. Après tout, c'était tout à fait ce que nous venions de vivre : des mecs en vase clos, qui enregistrent un disque dans un sous-sol. C'était parfait. Avec le temps, je finirais par l'appeler 'l'album bleu'.

 

Quoi qu'il en soit, je me souviens de tout : de l'émotion de finir les dernières notes du disque, très fatigué, à celle de voir la pochette prendre forme : voir ma bouille de gamin rêveur et hirsute au dos, qui n'imaginait certainement pas qu'un jour il parviendrait à rassembler suffisamment de courage pour aboutir un tel projet…

Et l'émotion enfin, de voir la palette arriver avec nos disques à l'intérieur. Et se dire à ce moment en toute naïveté et sans aucune considération écologique, que le cellophane, quand même, ça fait pro.

 

On en a fait 1.000 exemplaires. On en a donné quelques-uns, on en a vendu lors des concerts, de la main à la main (on n'achetait pas encore très facilement sur internet en ce temps-là). En tout cas, une chose est sûre, on n'en a plus.

 

 

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officiel OrviL

 

14 TITRES

Enregistré et mixé

par OrviL & Ben Maffriz au Parastud,

à Montreuil (93).

 

MUSICIENS

OrviL (guitares, chant, basse, programmations, claviers), Bomba Klat (batterie),

François Maigret (guitare sur "Une histoire de mammifères", "À la bonne heure" et "À choisir"), Matthieu Chédid (guitare solo sur "La vie est belle… quand-même" et voix sur "La révélation"),

Céline B. (voix sur "La révélation"), Caroline Muñoz (voix et rire final sur "La rencontre").

 

ILLUSTRATIONS

Photo recto © Marc Milano.

Logo design par Jean-Luc Garréra.

 

TRACKLIST

"Flatteuse, appelez-moi… OrviL",

"Une histoire de mammifères", "La rencontre",

"À la bonne heure", "La chute", "Les miss",

"Madeleine pleure", "Tant besoin de toi",

"Vitamine C", "24 heures sur 24", "À choisir",

"Sévice national", "La révélation",

"Ma vie de poisson rouge",

"La vie est belle quand-même", "Coutumes".

 

L'HISTOIRE

 

Il y a plusieurs mois que nous nous sommes lancés, avec le Système à Tics, dans une tournée sans fin des bars parisiens. À vrai dire, on joue partout où c'est possible, peu importent les conditions. L'essentiel est d'être ensemble et d'avoir la sensation d'avancer dans le projet.

Les deux EP live enregistrés précédemment nous ont donné de la confiance.

 

À cette période, j'habite en colocation avec mon pote Pierre Fabry rue Oberkampf, au dernier ou avant-dernier étage je ne sais plus. Il m'a autorisé (c'est quand même chez lui à la base) pas mal d'espace pour entreposer mon matos : guitares, basse, micros, pieds, et aussi et surtout ce 8 pistes numérique de marque Yamaha qui enregistre sur mini-disc et qui me permet de commencer à enregistrer mes maquettes.

 

Curieusement, les voisins ne se plaignent jamais, pourtant rien n'est insonorisé évidemment.

Mais bien vite, je m'aperçois que l'idéal serait d'avoir encore plus de place.

Mon ami et manager Benoît Maffre me fait alors un incroyable cadeau : il met en place dans un grand sous-sol, chez lui à Montreuil, un studio avec claviers, batterie, amplis guitare, et me dit que je peux venir quand je veux, que ça ne dérangera personne même si je fais du bruit.

 

Un album en marge des bars

Mine de rien, ça change tout.

Alors commence un drôle de rythme : en journée je travaille jusqu'à 19h à Saint-Denis, porte de Paris pour ceux qui connaissent. Juste à côté du Stade de France, tout au bout de la pire ligne de métro parisien : la 13.

Quasiment tous les soirs, je la descends intégralement, en changeant à Saint-Lazare pour faire coucou à mon pote Pierre à Parmentier (où nous habitons) puis de rejoindre la station Robespierre, aux portes de Montreuil où je finis à pied jusqu'au studio. Puis je bosse…

Benoît réchauffe des pizzas, me demande si tout gaze. Et je reprends le dernier métro…

Le lendemain, on remet ça. Et de temps en temps, un petit concert au milieu, ou une répète. Je ne sais plus combien de mois on a fait ça. Trois ou quatre facilement.

Puis on a fait venir les copains : François Maigret (même s'il avait aussi réalisé une prise dans son petit appart'), Matthieu Chédid (qu'on a kidnappé une soirée entière alors qu'il enregistrait Qui de nous deux ?) pour quelques guitares, Jibouille à la batterie, alors qu'il se remettait à peine d'une luxation de l'épaule.

Enfin, je suis allé chez Matthieu à la campagne, où nous avons enregistré un petit poème avec Céline B., sa compagne à l'époque, qui servirait de préambule au morceau 'Ma vie de poisson rouge'. Puis nous avons enregistré avec Caroline Muñoz, la voix féminine qui viendrait ponctuer la chanson 'La rencontre'. Le fameux 'Mon p'tit lapin'.

 

Refaire le monde

Les choses se concrétisaient peu à peu, et j'ai encore des souvenirs très vivaces de ces fantastiques moments durant lesquels nous avons refait le monde à de multiples reprises chez Benoît. Combien d'heures passées à tenter tel ou tel arrangement, le jeter à la poubelle, recommencer… On a sûrement un peu fait n'importe quoi parfois, mais c'était l'élan du moment : nous apprenions les choses. Il y avait beaucoup de fraîcheur, de spontanéité.

Et puis il y a probablement ces quelques barrières invisibles que nous n'avons pas su, pu franchir à l'époque.

 

Marc Milano m'a envoyé, de mémoire, une photo depuis Montpellier où il habitait avec sa chère Cathy. Cette image, un peu floue, d'un verre abritant des poissons rouges en plastique, sur fond bleu, serait parfaite pour servir de pochette à Du fond du bocal. Après tout, c'était tout à fait ce que nous venions de vivre : des mecs en vase clos, qui enregistrent un disque dans un sous-sol. C'était parfait. Avec le temps, je finirais par l'appeler 'l'album bleu'.

 

Quoi qu'il en soit, je me souviens de tout : de l'émotion de finir les dernières notes du disque, très fatigué, à celle de voir la pochette prendre forme : voir ma bouille de gamin rêveur et hirsute au dos, qui n'imaginait certainement pas qu'un jour il parviendrait à rassembler suffisamment de courage pour aboutir un tel projet…

Et l'émotion enfin, de voir la palette arriver avec nos disques à l'intérieur. Et se dire à ce moment en toute naïveté et sans aucune considération écologique, que le cellophane, quand même, ça fait pro.

 

On en a fait 1.000 exemplaires. On en a donné quelques-uns, on en a vendu lors des concerts, de la main à la main (on n'achetait pas encore très facilement sur internet en ce temps-là). En tout cas, une chose est sûre, on n'en a plus.

 

 

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