ACHAT DIGITAL

100% artiste.

0% sites de streaming

Livré MP3 + WAV

 

11 TITRES

Pré-production par OrviL aux Béastuds de La Palmyre (17), Pierrefitte-sur-Aire (55),

Leon (40) et Deuil-la-Barre (95). Produit, arrangé et réalisé par OrviL,

co-réalisé par Éric Digaire. Enregistré par OrviL aux Béastuds de Pierrefitte-sur-Aire (55),

Leon (40), Poitiers (86), Villardonnel (11) et Deuil-la-Barre (95) et par Éric Digaire

au Datcha Recording Studio, à Brest (29).

Mixé par OrviL, Éric Digaire et Thierry Garacino au Béastud de Deuil-la-Barre (95).

Montage et mastering par OrviL.

 

MUSICIENS

OrviL (guitares, chant, basse, programmations, claviers),

François Maigret (guitare sur "Suffit d'y croire" et "La nature humaine"), Éric Digaire (basse, guitares, claviers et chœurs par-ci par-là), Nicolas Boudes (accordéon sur "Suffit d'y croire"

et "Les films d'Oliver Stone"), Bertrand Maudet (guitare sur "Il y a des jours 1"),

Thomas Baltes (violon sur "Rêves partis")

 

ILLUSTRATIONS

Photos recto & verso © Carole Épinette. Logo design par Jean-Luc Garréra.

 

TRACKLIST

"Suffit d’y croire", "Systématique", "Les Béatus", "La fille au pull-over rouge", "Maximum",

"La nature humaine", "7 heures du mat’", "Il y a des jours 1", "Virginie", "Rêves partis",

"Les films d’Oliver Stone".

 

L'HISTOIRE

 

J'ai beaucoup de très bons souvenirs de cette période. J'arrivais à une espèce de "maturité artistique", la fameuse, celle du deuxième album. Dans ma manière d'écrire les chansons, j'ai eu l'impression qu'un robinet était ouvert. Les choses sont venues assez facilement.

 

Je suis parti faire des pré-productions un peu partout en France, finalement.

En Lorraine, dans les Landes, en Charente-Maritime… bref, partout où je pouvais me poser une semaine avec mes guitares, un ordi et une carte son pour enregistrer un maximum d'idées. Les chansons avaient toutes une signification particulière à mes yeux.

 

Des symboles ?

'Suffit d'y croire', par exemple, était conçu comme une réponse à 'La rencontre', sur Du fond du bocal. Sur cette dernière, il était question d'un gars trop timide pour aborder une fille. Quelques années plus tard, on retrouvait cette fille dans ce bar, et un gars moins timide… 'Systématique' était la chanson-hymne d'OrviL, un vrai chouette moment pendant les concerts. 'Les Béatus' donnait son nom à l'album… Pour moi, les Béatus, c'était en quelque sorte 'les gens heureux', ça avait la même racine que "béatitude", je n'avais pas cherché plus loin. Pourtant, j'apprendrais plus tard que ce mot existait bel et bien et qu'il désignait des manuscrits ibériques des Xe siècle, XIe siècle et XIIe siècle, plus ou moins abondamment enluminés, où sont copiés notamment les Commentaires de l'Apocalypse rédigés au VIIIe siècle par le moine Beatus de Liébana.

J'étais, très honnêtement, à des années lumière de cette explication…

 

Mais ce n'est même pas le seul malentendu autour du disque : le titre 'La fille au pull-over rouge', par exemple, ne fait pas du tout référence à la terrible affaire Christian Ranucci, condamné à mort et exécuté à la prison des Baumettes pour l'enlèvement et le meurtre,

le 3 juin 1974, de la petite Marie-Dolorès Rambla, âgée de huit ans. Un livre, intitulé Le Pull-over rouge, avait quelque temps plus tard suscité une immense polémique puisqu'il mettait en doute la culpabilité de Christian Ranucci.

Pourtant, là encore, absolument rien à voir… Il se trouvait juste que ma compagne avait alors un pull-over rouge et que je la trouvais très sexy dedans, rien de plus.

 

'Maximum' était la chanson destinée à mon premier fils, né entre les deux disques, et racontait l'histoire d'un 'petit d'homme' qui n'avait qu'une envie : découvrir le monde pour le croquer. Elle s'adapterait aussi bien à mon second bonhomme qui venait d'arriver dans nos vies depuis quelques mois à peine.

'La nature humaine' décrivait une jeune femme très superficielle, désireuse de se faire une place dans la société sans tenir compte des dégâts qu'elle pouvait causer autour d'elle.

'7 heures du mat'' racontait mon histoire de parisien contraint et forcé désireux de quitter le plus rapidement possible les turpitudes de la vie en capitale.

 

Plus loin, 'Virginie' contait l'histoire de cette fugue entre gamins, quand 'Rêves partis' voulait d'abord stigmatiser l'irruption de ce petit téléphone dans nos vies avant de basculer dans une petite poésie amoureuse. Enfin, 'Les films d'Oliver Stone' s'attaquait faussement à l'un de mes réalisateurs préférés à l'époque. Mais voilà, il se trouve que je m'étais endormi devant son film Tueurs-nés. Ça m'a donné l'idée d'écrire une chanson sur la procrastination, l'impossibilité de regagner les minutes de vie que l'on perd, l'inéluctabilité de la mort.

On croirait pas comme ça, hein ? D'ailleurs, avec Éric Digaire, on a enregistré la pluie torrentielle tombée sur le cimetière de Kerfautras à Brest, juste à côté du studio où on enregistrait, et on l'a placée à la fin de la chanson. Ça la finissait bien. Et c'est aussi la dernière chose qu'on entend sur le disque.

 

Un disque de copains

Éric Digaire, justement… Je crois que sans lui… Cet album aurait forcément été différent.

Je veux dire moins bien. Enfin, en tous cas, j'en aurais forcément été moins fier. Il a transformé littéralement plusieurs chansons, eu des idées d'arrangements que je n'avais pas eues.

Il s'est investi avec passion, amitié. Et je dois dire que lorsque quelqu'un est derrière vous, croit en vous, passe des heures et des heures sur votre projet, cela vous transcende.

Dans tous les aspects de ma petite vie d'OrviL, il a réussi à me faire changer, a bousculé mes petites habitudes. Il a été très inspirant.

Et à chaque fois que je sors un disque, c'est de lui dont j'attends la critique la plus constructive. Lui et mon frère de lait artistique, Nicolas Boudes.

 

Nicolas tiens, on n'avait pas pu se retrouver sur Du fond du bocal, mais on avait quand même fait nos premières armes ensemble au sein de Baobab dix ans plus tôt. Je le voulais sur le disque. À l'époque, il jouait surtout dans un groupe de reprises festives, Les Castafiores, mais préparait son envolée artistique sous le nom de Nicobé. On s'est retrouvé au cours de l'été 2006 chez lui, dans l'Aude. Chez nous, je devrais dire… Et comme au bon vieux temps, avec le soleil pas trop loin, et la campagne comme seul terrain de jeu, il a posé son accordéon sur 'Suffit d'y croire' et 'Les films d'Oliver Stone'. C'était très émouvant de se 'retrouver' artistiquement comme cela. Et tellement important à mes yeux.

 

Du côté des guitares, François Maigret, alors déjà bien occupé au sein de No One Is Innocent, m'a rebalancé deux solos dont il a le secret, avec une facilité démoralisante, sur 'La nature humaine' et 'Suffit d'y croire'. Son jeu est tellement versatile qu'il peut s'adapter à du jazz manouche autant qu'à du pop-rock. Ce gars m'a toujours épaté…

 

Lorsqu'est venu le moment du mix, Éric s'est dit qu'on aurait peut-être besoin d'un regard extérieur, alors il a fait appel à Thierry Garacino pour démarrer le boulot et nous mettre sur la voie. Je crois qu'ils avaient déjà bossé ensemble avec Matmatah. Quoi qu'il en soit, Thierry est venu, a fait le ménage et a donné la "couleur" à suivre pour le reste du mixage.

 

C'est aussi à ce moment que sous la houlette de mon manager et ami, Benoît Maffre, toujours de plus en plus impliqué dans OrviL (vous avez vu, je dis toujours 'Nous' d'ailleurs, pour parler d'OrviL :-), nous avons trouvé une distribution pour 'Les Béatus' auprès de la maison de disques Nocturne, via le label Why Note. C'est Yann Armellino, au sein de cette dernière structure, qui s'est battu pour nous signer. Cela nous a permis d'être distribué dans des réseaux que nous n'aurions jamais atteint en indépendance totale.

 

Aller au bout des choses

Pour autant, le monde du disque est alors déjà en crise, en train de basculer dans l'ère du numérique, les gens en achètent de moins en moins, et si on en a tiré 3.000 exemplaires 'physiques', il doit encore nous rester quelques centaines de pièces.

Heureusement, les concerts ont permis d'en écouler aussi, nous donnant l'impression qu'on ne faisait pas les choses pour rien, ce qui demeure une obsession terrifiante pour tout artiste.

 

On a suivi le mouvement en faisant un clip pour 'La nature humaine', entièrement réalisé par Caroline Muñoz (oui, madame 'Mon p'tit lapin' sur 'La rencontre', sur l'album précédent), avec des apparitions de Laurent Petitguillaume, Monsieur Mö, Benoît Maffre, et surtout la comédienne Morgane Bontemps que l'on verra quelques années plus tard dans la série de TF1 'Pep's', et dans bien d'autres projets. Tout cela rendu possible par l'ami Jean-Baptiste Guiton (photographe de grand talent), qui a mis une journée durant son formidable studio parisien à notre disposition.

 

Et puis il y a la pochette… On m'a souvent demandé quelle en était la signification.

Il y a le recto et le verso : le décor et l'envers du décor.

En gros, il y a le petit garçon, qui incarne le bonheur, l'insouciance, et aussi le clown qui incarne la distraction, une figure paternelle rassurante mais sur qui pèse la menace de la mort (oui, le chevalier noir avec son casque).

Quant au verso, c'est la mort qui porte le ballon, elle est tournée vers l'insouciance du petit garçon qui a pris conscience de l'existence de la mort et apprend à vivre avec. Le clown est toujours là, reste une figure tutélaire destinée à guider les pas du petit garçon, mais sa disparition inéluctable est acquise, le petit devra apprendre à vivre sans lui.

 

Le destin, des fois… Mon Papy Paul, qui a tellement compté pour moi, disparaissait brutalement à peine un mois après la sortie du disque.

 

 

- ACHETER ? -

- ÉCOUTER DES EXTRAITS ? -

 

LES BÉATUS

ACHAT CD

2006

EN ÉCOUTE

Livré par la Poste

Frais de port 2,50 €

Si stock disponible

Extraits écoutables

sur Soundcloud

officiel OrviL

LIRE L'HISTOIRE

Découvrez les anecdotes

de l'enregistrement

de l'album

100% artiste.

0% sites de streaming

Livré MP3 + WAV

 

11 TITRES

Pré-production par OrviL aux Béastuds de La Palmyre (17), Pierrefitte-sur-Aire (55),

Leon (40) et Deuil-la-Barre (95). Produit, arrangé et réalisé par OrviL,

co-réalisé par Éric Digaire. Enregistré par OrviL aux Béastuds de Pierrefitte-sur-Aire (55),

Leon (40), Poitiers (86), Villardonnel (11) et Deuil-la-Barre (95) et par Éric Digaire

au Datcha Recording Studio, à Brest (29).

Mixé par OrviL, Éric Digaire et Thierry Garacino au Béastud de Deuil-la-Barre (95).

Montage et mastering par OrviL.

 

MUSICIENS

OrviL (guitares, chant, basse, programmations, claviers),

François Maigret (guitare sur "Suffit d'y croire" et "La nature humaine"), Éric Digaire (basse, guitares, claviers et chœurs par-ci par-là), Nicolas Boudes (accordéon sur "Suffit d'y croire"

et "Les films d'Oliver Stone"), Bertrand Maudet (guitare sur "Il y a des jours 1"),

Thomas Baltes (violon sur "Rêves partis")

 

ILLUSTRATIONS

Photos recto & verso © Carole Épinette. Logo design par Jean-Luc Garréra.

 

TRACKLIST

"Suffit d’y croire", "Systématique", "Les Béatus", "La fille au pull-over rouge", "Maximum",

"La nature humaine", "7 heures du mat’", "Il y a des jours 1", "Virginie", "Rêves partis",

"Les films d’Oliver Stone".

 

L'HISTOIRE

 

J'ai beaucoup de très bons souvenirs de cette période. J'arrivais à une espèce de "maturité artistique", la fameuse, celle du deuxième album. Dans ma manière d'écrire les chansons, j'ai eu l'impression qu'un robinet était ouvert. Les choses sont venues assez facilement.

 

Je suis parti faire des pré-productions un peu partout en France, finalement.

En Lorraine, dans les Landes, en Charente-Maritime… bref, partout où je pouvais me poser une semaine avec mes guitares, un ordi et une carte son pour enregistrer un maximum d'idées. Les chansons avaient toutes une signification particulière à mes yeux.

 

Des symboles ?

'Suffit d'y croire', par exemple, était conçu comme une réponse à 'La rencontre', sur Du fond du bocal. Sur cette dernière, il était question d'un gars trop timide pour aborder une fille. Quelques années plus tard, on retrouvait cette fille dans ce bar, et un gars moins timide… 'Systématique' était la chanson-hymne d'OrviL, un vrai chouette moment pendant les concerts. 'Les Béatus' donnait son nom à l'album… Pour moi, les Béatus, c'était en quelque sorte 'les gens heureux', ça avait la même racine que "béatitude", je n'avais pas cherché plus loin. Pourtant, j'apprendrais plus tard que ce mot existait bel et bien et qu'il désignait des manuscrits ibériques des Xe siècle, XIe siècle et XIIe siècle, plus ou moins abondamment enluminés, où sont copiés notamment les Commentaires de l'Apocalypse rédigés au VIIIe siècle par le moine Beatus de Liébana.

J'étais, très honnêtement, à des années lumière de cette explication…

 

Mais ce n'est même pas le seul malentendu autour du disque : le titre 'La fille au pull-over rouge', par exemple, ne fait pas du tout référence à la terrible affaire Christian Ranucci, condamné à mort et exécuté à la prison des Baumettes pour l'enlèvement et le meurtre,

le 3 juin 1974, de la petite Marie-Dolorès Rambla, âgée de huit ans. Un livre, intitulé Le Pull-over rouge, avait quelque temps plus tard suscité une immense polémique puisqu'il mettait en doute la culpabilité de Christian Ranucci.

Pourtant, là encore, absolument rien à voir… Il se trouvait juste que ma compagne avait alors un pull-over rouge et que je la trouvais très sexy dedans, rien de plus.

 

'Maximum' était la chanson destinée à mon premier fils, né entre les deux disques, et racontait l'histoire d'un 'petit d'homme' qui n'avait qu'une envie : découvrir le monde pour le croquer. Elle s'adapterait aussi bien à mon second bonhomme qui venait d'arriver dans nos vies depuis quelques mois à peine.

'La nature humaine' décrivait une jeune femme très superficielle, désireuse de se faire une place dans la société sans tenir compte des dégâts qu'elle pouvait causer autour d'elle.

'7 heures du mat'' racontait mon histoire de parisien contraint et forcé désireux de quitter le plus rapidement possible les turpitudes de la vie en capitale.

 

Plus loin, 'Virginie' contait l'histoire de cette fugue entre gamins, quand 'Rêves partis' voulait d'abord stigmatiser l'irruption de ce petit téléphone dans nos vies avant de basculer dans une petite poésie amoureuse. Enfin, 'Les films d'Oliver Stone' s'attaquait faussement à l'un de mes réalisateurs préférés à l'époque. Mais voilà, il se trouve que je m'étais endormi devant son film Tueurs-nés. Ça m'a donné l'idée d'écrire une chanson sur la procrastination, l'impossibilité de regagner les minutes de vie que l'on perd, l'inéluctabilité de la mort.

On croirait pas comme ça, hein ? D'ailleurs, avec Éric Digaire, on a enregistré la pluie torrentielle tombée sur le cimetière de Kerfautras à Brest, juste à côté du studio où on enregistrait, et on l'a placée à la fin de la chanson. Ça la finissait bien. Et c'est aussi la dernière chose qu'on entend sur le disque.

 

Un disque de copains

Éric Digaire, justement… Je crois que sans lui… Cet album aurait forcément été différent.

Je veux dire moins bien. Enfin, en tous cas, j'en aurais forcément été moins fier. Il a transformé littéralement plusieurs chansons, eu des idées d'arrangements que je n'avais pas eues.

Il s'est investi avec passion, amitié. Et je dois dire que lorsque quelqu'un est derrière vous, croit en vous, passe des heures et des heures sur votre projet, cela vous transcende.

Dans tous les aspects de ma petite vie d'OrviL, il a réussi à me faire changer, a bousculé mes petites habitudes. Il a été très inspirant.

Et à chaque fois que je sors un disque, c'est de lui dont j'attends la critique la plus constructive. Lui et mon frère de lait artistique, Nicolas Boudes.

 

Nicolas tiens, on n'avait pas pu se retrouver sur Du fond du bocal, mais on avait quand même fait nos premières armes ensemble au sein de Baobab dix ans plus tôt. Je le voulais sur le disque. À l'époque, il jouait surtout dans un groupe de reprises festives, Les Castafiores, mais préparait son envolée artistique sous le nom de Nicobé. On s'est retrouvé au cours de l'été 2006 chez lui, dans l'Aude. Chez nous, je devrais dire… Et comme au bon vieux temps, avec le soleil pas trop loin, et la campagne comme seul terrain de jeu, il a posé son accordéon sur 'Suffit d'y croire' et 'Les films d'Oliver Stone'. C'était très émouvant de se 'retrouver' artistiquement comme cela. Et tellement important à mes yeux.

 

Du côté des guitares, François Maigret, alors déjà bien occupé au sein de No One Is Innocent, m'a rebalancé deux solos dont il a le secret, avec une facilité démoralisante, sur 'La nature humaine' et 'Suffit d'y croire'. Son jeu est tellement versatile qu'il peut s'adapter à du jazz manouche autant qu'à du pop-rock. Ce gars m'a toujours épaté…

 

Lorsqu'est venu le moment du mix, Éric s'est dit qu'on aurait peut-être besoin d'un regard extérieur, alors il a fait appel à Thierry Garacino pour démarrer le boulot et nous mettre sur la voie. Je crois qu'ils avaient déjà bossé ensemble avec Matmatah. Quoi qu'il en soit, Thierry est venu, a fait le ménage et a donné la "couleur" à suivre pour le reste du mixage.

 

C'est aussi à ce moment que sous la houlette de mon manager et ami, Benoît Maffre, toujours de plus en plus impliqué dans OrviL (vous avez vu, je dis toujours 'Nous' d'ailleurs, pour parler d'OrviL :-), nous avons trouvé une distribution pour 'Les Béatus' auprès de la maison de disques Nocturne, via le label Why Note. C'est Yann Armellino, au sein de cette dernière structure, qui s'est battu pour nous signer. Cela nous a permis d'être distribué dans des réseaux que nous n'aurions jamais atteint en indépendance totale.

 

Aller au bout des choses

Pour autant, le monde du disque est alors déjà en crise, en train de basculer dans l'ère du numérique, les gens en achètent de moins en moins, et si on en a tiré 3.000 exemplaires 'physiques', il doit encore nous rester quelques centaines de pièces.

Heureusement, les concerts ont permis d'en écouler aussi, nous donnant l'impression qu'on ne faisait pas les choses pour rien, ce qui demeure une obsession terrifiante pour tout artiste.

 

On a suivi le mouvement en faisant un clip pour 'La nature humaine', entièrement réalisé par Caroline Muñoz (oui, madame 'Mon p'tit lapin' sur 'La rencontre', sur l'album précédent), avec des apparitions de Laurent Petitguillaume, Monsieur Mö, Benoît Maffre, et surtout la comédienne Morgane Bontemps que l'on verra quelques années plus tard dans la série de TF1 'Pep's', et dans bien d'autres projets. Tout cela rendu possible par l'ami Jean-Baptiste Guiton (photographe de grand talent), qui a mis une journée durant son formidable studio parisien à notre disposition.

 

Et puis il y a la pochette… On m'a souvent demandé quelle en était la signification.

Il y a le recto et le verso : le décor et l'envers du décor.

En gros, il y a le petit garçon, qui incarne le bonheur, l'insouciance, et aussi le clown qui incarne la distraction, une figure paternelle rassurante mais sur qui pèse la menace de la mort (oui, le chevalier noir avec son casque).

Quant au verso, c'est la mort qui porte le ballon, elle est tournée vers l'insouciance du petit garçon qui a pris conscience de l'existence de la mort et apprend à vivre avec. Le clown est toujours là, reste une figure tutélaire destinée à guider les pas du petit garçon, mais sa disparition inéluctable est acquise, le petit devra apprendre à vivre sans lui.

 

Le destin, des fois… Mon Papy Paul, qui a tellement compté pour moi, disparaissait brutalement à peine un mois après la sortie du disque.

 

 

- ACHETER ? -

- ÉCOUTER DES EXTRAITS ? -

 

LES BÉATUS

ACHAT CD

2006

EN ÉCOUTE

Livré par la Poste

Frais de port 2,50 €

Si stock disponible

Extraits écoutables

sur Soundcloud

officiel OrviL

LIRE L'HISTOIRE

Découvrez les anecdotes

de l'enregistrement

de l'album

 

11 TITRES

Pré-production par OrviL aux Béastuds de La Palmyre (17), Pierrefitte-sur-Aire (55),

Leon (40) et Deuil-la-Barre (95). Produit, arrangé et réalisé par OrviL,

co-réalisé par Éric Digaire. Enregistré par OrviL aux Béastuds de Pierrefitte-sur-Aire (55),

Leon (40), Poitiers (86), Villardonnel (11) et Deuil-la-Barre (95) et par Éric Digaire

au Datcha Recording Studio, à Brest (29).

Mixé par OrviL, Éric Digaire et Thierry Garacino au Béastud de Deuil-la-Barre (95).

Montage et mastering par OrviL.

 

MUSICIENS

OrviL (guitares, chant, basse, programmations, claviers),

François Maigret (guitare sur "Suffit d'y croire" et "La nature humaine"), Éric Digaire (basse, guitares, claviers et chœurs par-ci par-là), Nicolas Boudes (accordéon sur "Suffit d'y croire"

et "Les films d'Oliver Stone"), Bertrand Maudet (guitare sur "Il y a des jours 1"),

Thomas Baltes (violon sur "Rêves partis")

 

ILLUSTRATIONS

Photos recto & verso © Carole Épinette. Logo design par Jean-Luc Garréra.

 

TRACKLIST

"Suffit d’y croire", "Systématique", "Les Béatus", "La fille au pull-over rouge", "Maximum",

"La nature humaine", "7 heures du mat’", "Il y a des jours 1", "Virginie", "Rêves partis",

"Les films d’Oliver Stone".

L'HISTOIRE

 

J'ai beaucoup de très bons souvenirs de cette période. J'arrivais à une espèce de "maturité artistique", la fameuse, celle du deuxième album. Dans ma manière d'écrire les chansons, j'ai eu l'impression qu'un robinet était ouvert. Les choses sont venues assez facilement.

 

Je suis parti faire des pré-productions un peu partout en France, finalement.

En Lorraine, dans les Landes, en Charente-Maritime… bref, partout où je pouvais me poser une semaine avec mes guitares, un ordi et une carte son pour enregistrer un maximum d'idées. Les chansons avaient toutes une signification particulière à mes yeux.

 

Des symboles ?

'Suffit d'y croire', par exemple, était conçu comme une réponse à 'La rencontre', sur Du fond du bocal. Sur cette dernière, il était question d'un gars trop timide pour aborder une fille. Quelques années plus tard, on retrouvait cette fille dans ce bar, et un gars moins timide… 'Systématique' était la chanson-hymne d'OrviL, un vrai chouette moment pendant les concerts. 'Les Béatus' donnait son nom à l'album… Pour moi, les Béatus, c'était en quelque sorte 'les gens heureux', ça avait la même racine que "béatitude", je n'avais pas cherché plus loin. Pourtant, j'apprendrais plus tard que ce mot existait bel et bien et qu'il désignait des manuscrits ibériques des Xe siècle, XIe siècle et XIIe siècle, plus ou moins abondamment enluminés, où sont copiés notamment les Commentaires de l'Apocalypse rédigés au VIIIe siècle par le moine Beatus de Liébana.

J'étais, très honnêtement, à des années lumière de cette explication…

 

Mais ce n'est même pas le seul malentendu autour du disque : le titre 'La fille au pull-over rouge', par exemple, ne fait pas du tout référence à la terrible affaire Christian Ranucci, condamné à mort et exécuté à la prison des Baumettes pour l'enlèvement et le meurtre,

le 3 juin 1974, de la petite Marie-Dolorès Rambla, âgée de huit ans. Un livre, intitulé Le Pull-over rouge, avait quelque temps plus tard suscité une immense polémique puisqu'il mettait en doute la culpabilité de Christian Ranucci.

Pourtant, là encore, absolument rien à voir… Il se trouvait juste que ma compagne avait alors un pull-over rouge et que je la trouvais très sexy dedans, rien de plus.

 

'Maximum' était la chanson destinée à mon premier fils, né entre les deux disques, et racontait l'histoire d'un 'petit d'homme' qui n'avait qu'une envie : découvrir le monde pour le croquer. Elle s'adapterait aussi bien à mon second bonhomme qui venait d'arriver dans nos vies depuis quelques mois à peine.

'La nature humaine' décrivait une jeune femme très superficielle, désireuse de se faire une place dans la société sans tenir compte des dégâts qu'elle pouvait causer autour d'elle.

'7 heures du mat'' racontait mon histoire de parisien contraint et forcé désireux de quitter le plus rapidement possible les turpitudes de la vie en capitale.

 

Plus loin, 'Virginie' contait l'histoire de cette fugue entre gamins, quand 'Rêves partis' voulait d'abord stigmatiser l'irruption de ce petit téléphone dans nos vies avant de basculer dans une petite poésie amoureuse. Enfin, 'Les films d'Oliver Stone' s'attaquait faussement à l'un de mes réalisateurs préférés à l'époque. Mais voilà, il se trouve que je m'étais endormi devant son film Tueurs-nés. Ça m'a donné l'idée d'écrire une chanson sur la procrastination, l'impossibilité de regagner les minutes de vie que l'on perd, l'inéluctabilité de la mort.

On croirait pas comme ça, hein ? D'ailleurs, avec Éric Digaire, on a enregistré la pluie torrentielle tombée sur le cimetière de Kerfautras à Brest, juste à côté du studio où on enregistrait, et on l'a placée à la fin de la chanson. Ça la finissait bien. Et c'est aussi la dernière chose qu'on entend sur le disque.

 

Un disque de copains

Éric Digaire, justement… Je crois que sans lui… Cet album aurait forcément été différent.

Je veux dire moins bien. Enfin, en tous cas, j'en aurais forcément été moins fier. Il a transformé littéralement plusieurs chansons, eu des idées d'arrangements que je n'avais pas eues.

Il s'est investi avec passion, amitié. Et je dois dire que lorsque quelqu'un est derrière vous, croit en vous, passe des heures et des heures sur votre projet, cela vous transcende.

Dans tous les aspects de ma petite vie d'OrviL, il a réussi à me faire changer, a bousculé mes petites habitudes. Il a été très inspirant.

Et à chaque fois que je sors un disque, c'est de lui dont j'attends la critique la plus constructive. Lui et mon frère de lait artistique, Nicolas Boudes.

 

Nicolas tiens, on n'avait pas pu se retrouver sur Du fond du bocal, mais on avait quand même fait nos premières armes ensemble au sein de Baobab dix ans plus tôt. Je le voulais sur le disque. À l'époque, il jouait surtout dans un groupe de reprises festives, Les Castafiores, mais préparait son envolée artistique sous le nom de Nicobé. On s'est retrouvé au cours de l'été 2006 chez lui, dans l'Aude. Chez nous, je devrais dire… Et comme au bon vieux temps, avec le soleil pas trop loin, et la campagne comme seul terrain de jeu, il a posé son accordéon sur 'Suffit d'y croire' et 'Les films d'Oliver Stone'. C'était très émouvant de se 'retrouver' artistiquement comme cela. Et tellement important à mes yeux.

 

Du côté des guitares, François Maigret, alors déjà bien occupé au sein de No One Is Innocent, m'a rebalancé deux solos dont il a le secret, avec une facilité démoralisante, sur 'La nature humaine' et 'Suffit d'y croire'. Son jeu est tellement versatile qu'il peut s'adapter à du jazz manouche autant qu'à du pop-rock. Ce gars m'a toujours épaté…

 

Lorsqu'est venu le moment du mix, Éric s'est dit qu'on aurait peut-être besoin d'un regard extérieur, alors il a fait appel à Thierry Garacino pour démarrer le boulot et nous mettre sur la voie. Je crois qu'ils avaient déjà bossé ensemble avec Matmatah. Quoi qu'il en soit, Thierry est venu, a fait le ménage et a donné la "couleur" à suivre pour le reste du mixage.

 

C'est aussi à ce moment que sous la houlette de mon manager et ami, Benoît Maffre, toujours de plus en plus impliqué dans OrviL (vous avez vu, je dis toujours 'Nous' d'ailleurs, pour parler d'OrviL :-), nous avons trouvé une distribution pour 'Les Béatus' auprès de la maison de disques Nocturne, via le label Why Note. C'est Yann Armellino, au sein de cette dernière structure, qui s'est battu pour nous signer. Cela nous a permis d'être distribué dans des réseaux que nous n'aurions jamais atteint en indépendance totale.

 

Aller au bout des choses

Pour autant, le monde du disque est alors déjà en crise, en train de basculer dans l'ère du numérique, les gens en achètent de moins en moins, et si on en a tiré 3.000 exemplaires 'physiques', il doit encore nous rester quelques centaines de pièces.

Heureusement, les concerts ont permis d'en écouler aussi, nous donnant l'impression qu'on ne faisait pas les choses pour rien, ce qui demeure une obsession terrifiante pour tout artiste.

 

On a suivi le mouvement en faisant un clip pour 'La nature humaine', entièrement réalisé par Caroline Muñoz (oui, madame 'Mon p'tit lapin' sur 'La rencontre', sur l'album précédent), avec des apparitions de Laurent Petitguillaume, Monsieur Mö, Benoît Maffre, et surtout la comédienne Morgane Bontemps que l'on verra quelques années plus tard dans la série de TF1 'Pep's', et dans bien d'autres projets. Tout cela rendu possible par l'ami Jean-Baptiste Guiton (photographe de grand talent), qui a mis une journée durant son formidable studio parisien à notre disposition.

 

Et puis il y a la pochette… On m'a souvent demandé quelle en était la signification.

Il y a le recto et le verso : le décor et l'envers du décor.

En gros, il y a le petit garçon, qui incarne le bonheur, l'insouciance, et aussi le clown qui incarne la distraction, une figure paternelle rassurante mais sur qui pèse la menace de la mort (oui, le chevalier noir avec son casque).

Quant au verso, c'est la mort qui porte le ballon, elle est tournée vers l'insouciance du petit garçon qui a pris conscience de l'existence de la mort et apprend à vivre avec. Le clown est toujours là, reste une figure tutélaire destinée à guider les pas du petit garçon, mais sa disparition inéluctable est acquise, le petit devra apprendre à vivre sans lui.

 

Le destin, des fois… Mon Papy Paul, qui a tellement compté pour moi, disparaissait brutalement à peine un mois après la sortie du disque.

 

 

- ACHETER ? -

- ÉCOUTER DES EXTRAITS ? -

 

ACHAT DIGITAL

100% artiste.

0% sites de streaming

Livré MP3 + WAV

LES BÉATUS

ACHAT CD

2006

EN ÉCOUTE

Livré par la Poste

Frais de port 2,50 €

Si stock disponible

Extraits écoutables

sur Soundcloud

officiel OrviL

LIRE L'HISTOIRE

Découvrez les anecdotes

de l'enregistrement

de l'album

ACHAT DIGITAL

 

11 TITRES

Pré-production par OrviL aux Béastuds de La Palmyre (17), Pierrefitte-sur-Aire (55),

Leon (40) et Deuil-la-Barre (95). Produit, arrangé et réalisé par OrviL,

co-réalisé par Éric Digaire. Enregistré par OrviL aux Béastuds de Pierrefitte-sur-Aire (55),

Leon (40), Poitiers (86), Villardonnel (11) et Deuil-la-Barre (95) et par Éric Digaire

au Datcha Recording Studio, à Brest (29). Mixé par OrviL, Éric Digaire

et Thierry Garacino au Béastud de Deuil-la-Barre (95).

Montage et mastering par OrviL.

 

MUSICIENS

OrviL (guitares, chant, basse, programmations, claviers),

François Maigret (guitare sur "Suffit d'y croire" et "La nature humaine"), Éric Digaire (basse, guitares, claviers et chœurs par-ci par-là), Nicolas Boudes (accordéon sur "Suffit d'y croire"

et "Les films d'Oliver Stone"), Bertrand Maudet (guitare sur "Il y a des jours 1"),

Thomas Baltes (violon sur "Rêves partis")

 

ILLUSTRATIONS

Photos recto & verso © Carole Épinette. Logo design par Jean-Luc Garréra.

 

TRACKLIST

"Suffit d’y croire", "Systématique", "Les Béatus", "La fille au pull-over rouge", "Maximum",

"La nature humaine", "7 heures du mat’", "Il y a des jours 1", "Virginie", "Rêves partis",

"Les films d’Oliver Stone".

 

L'HISTOIRE

 

J'ai beaucoup de très bons souvenirs de cette période. J'arrivais à une espèce de "maturité artistique", la fameuse, celle du deuxième album. Dans ma manière d'écrire les chansons, j'ai eu l'impression qu'un robinet était ouvert. Les choses sont venues assez facilement.

 

Je suis parti faire des pré-productions un peu partout en France, finalement.

En Lorraine, dans les Landes, en Charente-Maritime… bref, partout où je pouvais me poser une semaine avec mes guitares, un ordi et une carte son pour enregistrer un maximum d'idées. Les chansons avaient toutes une signification particulière à mes yeux.

 

Des symboles ?

'Suffit d'y croire', par exemple, était conçu comme une réponse à 'La rencontre', sur Du fond du bocal. Sur cette dernière, il était question d'un gars trop timide pour aborder une fille. Quelques années plus tard, on retrouvait cette fille dans ce bar, et un gars moins timide… 'Systématique' était la chanson-hymne d'OrviL, un vrai chouette moment pendant les concerts. 'Les Béatus' donnait son nom à l'album… Pour moi, les Béatus, c'était en quelque sorte 'les gens heureux', ça avait la même racine que "béatitude", je n'avais pas cherché plus loin. Pourtant, j'apprendrais plus tard que ce mot existait bel et bien et qu'il désignait des manuscrits ibériques des Xe siècle, XIe siècle et XIIe siècle, plus ou moins abondamment enluminés, où sont copiés notamment les Commentaires de l'Apocalypse rédigés au VIIIe siècle par le moine Beatus de Liébana.

J'étais, très honnêtement, à des années lumière de cette explication…

 

Mais ce n'est même pas le seul malentendu autour du disque : le titre 'La fille au pull-over rouge', par exemple, ne fait pas du tout référence à la terrible affaire Christian Ranucci, condamné à mort et exécuté à la prison des Baumettes pour l'enlèvement et le meurtre,

le 3 juin 1974, de la petite Marie-Dolorès Rambla, âgée de huit ans. Un livre, intitulé Le Pull-over rouge, avait quelque temps plus tard suscité une immense polémique puisqu'il mettait en doute la culpabilité de Christian Ranucci.

Pourtant, là encore, absolument rien à voir… Il se trouvait juste que ma compagne avait alors un pull-over rouge et que je la trouvais très sexy dedans, rien de plus.

 

'Maximum' était la chanson destinée à mon premier fils, né entre les deux disques, et racontait l'histoire d'un 'petit d'homme' qui n'avait qu'une envie : découvrir le monde pour le croquer. Elle s'adapterait aussi bien à mon second bonhomme qui venait d'arriver dans nos vies depuis quelques mois à peine.

'La nature humaine' décrivait une jeune femme très superficielle, désireuse de se faire une place dans la société sans tenir compte des dégâts qu'elle pouvait causer autour d'elle.

'7 heures du mat'' racontait mon histoire de parisien contraint et forcé désireux de quitter le plus rapidement possible les turpitudes de la vie en capitale.

 

Plus loin, 'Virginie' contait l'histoire de cette fugue entre gamins, quand 'Rêves partis' voulait d'abord stigmatiser l'irruption de ce petit téléphone dans nos vies avant de basculer dans une petite poésie amoureuse. Enfin, 'Les films d'Oliver Stone' s'attaquait faussement à l'un de mes réalisateurs préférés à l'époque. Mais voilà, il se trouve que je m'étais endormi devant son film Tueurs-nés. Ça m'a donné l'idée d'écrire une chanson sur la procrastination, l'impossibilité de regagner les minutes de vie que l'on perd, l'inéluctabilité de la mort.

On croirait pas comme ça, hein ? D'ailleurs, avec Éric Digaire, on a enregistré la pluie torrentielle tombée sur le cimetière de Kerfautras à Brest, juste à côté du studio où on enregistrait, et on l'a placée à la fin de la chanson. Ça la finissait bien. Et c'est aussi la dernière chose qu'on entend sur le disque.

 

Un disque de copains

Éric Digaire, justement… Je crois que sans lui… Cet album aurait forcément été différent.

Je veux dire moins bien. Enfin, en tous cas, j'en aurais forcément été moins fier. Il a transformé littéralement plusieurs chansons, eu des idées d'arrangements que je n'avais pas eues.

Il s'est investi avec passion, amitié. Et je dois dire que lorsque quelqu'un est derrière vous, croit en vous, passe des heures et des heures sur votre projet, cela vous transcende.

Dans tous les aspects de ma petite vie d'OrviL, il a réussi à me faire changer, a bousculé mes petites habitudes. Il a été très inspirant.

Et à chaque fois que je sors un disque, c'est de lui dont j'attends la critique la plus constructive. Lui et mon frère de lait artistique, Nicolas Boudes.

 

Nicolas tiens, on n'avait pas pu se retrouver sur Du fond du bocal, mais on avait quand même fait nos premières armes ensemble au sein de Baobab dix ans plus tôt. Je le voulais sur le disque. À l'époque, il jouait surtout dans un groupe de reprises festives, Les Castafiores, mais préparait son envolée artistique sous le nom de Nicobé. On s'est retrouvé au cours de l'été 2006 chez lui, dans l'Aude. Chez nous, je devrais dire… Et comme au bon vieux temps, avec le soleil pas trop loin, et la campagne comme seul terrain de jeu, il a posé son accordéon sur 'Suffit d'y croire' et 'Les films d'Oliver Stone'. C'était très émouvant de se 'retrouver' artistiquement comme cela. Et tellement important à mes yeux.

 

Du côté des guitares, François Maigret, alors déjà bien occupé au sein de No One Is Innocent, m'a rebalancé deux solos dont il a le secret, avec une facilité démoralisante, sur 'La nature humaine' et 'Suffit d'y croire'. Son jeu est tellement versatile qu'il peut s'adapter à du jazz manouche autant qu'à du pop-rock. Ce gars m'a toujours épaté…

 

Lorsqu'est venu le moment du mix, Éric s'est dit qu'on aurait peut-être besoin d'un regard extérieur, alors il a fait appel à Thierry Garacino pour démarrer le boulot et nous mettre sur la voie. Je crois qu'ils avaient déjà bossé ensemble avec Matmatah. Quoi qu'il en soit, Thierry est venu, a fait le ménage et a donné la "couleur" à suivre pour le reste du mixage.

 

C'est aussi à ce moment que sous la houlette de mon manager et ami, Benoît Maffre, toujours de plus en plus impliqué dans OrviL (vous avez vu, je dis toujours 'Nous' d'ailleurs, pour parler d'OrviL :-), nous avons trouvé une distribution pour 'Les Béatus' auprès de la maison de disques Nocturne, via le label Why Note. C'est Yann Armellino, au sein de cette dernière structure, qui s'est battu pour nous signer. Cela nous a permis d'être distribué dans des réseaux que nous n'aurions jamais atteint en indépendance totale.

 

Aller au bout des choses

Pour autant, le monde du disque est alors déjà en crise, en train de basculer dans l'ère du numérique, les gens en achètent de moins en moins, et si on en a tiré 3.000 exemplaires 'physiques', il doit encore nous rester quelques centaines de pièces.

Heureusement, les concerts ont permis d'en écouler aussi, nous donnant l'impression qu'on ne faisait pas les choses pour rien, ce qui demeure une obsession terrifiante pour tout artiste.

 

On a suivi le mouvement en faisant un clip pour 'La nature humaine', entièrement réalisé par Caroline Muñoz (oui, madame 'Mon p'tit lapin' sur 'La rencontre', sur l'album précédent), avec des apparitions de Laurent Petitguillaume, Monsieur Mö, Benoît Maffre, et surtout la comédienne Morgane Bontemps que l'on verra quelques années plus tard dans la série de TF1 'Pep's', et dans bien d'autres projets. Tout cela rendu possible par l'ami Jean-Baptiste Guiton (photographe de grand talent), qui a mis une journée durant son formidable studio parisien à notre disposition.

 

Et puis il y a la pochette… On m'a souvent demandé quelle en était la signification.

Il y a le recto et le verso : le décor et l'envers du décor.

En gros, il y a le petit garçon, qui incarne le bonheur, l'insouciance, et aussi le clown qui incarne la distraction, une figure paternelle rassurante mais sur qui pèse la menace de la mort (oui, le chevalier noir avec son casque).

Quant au verso, c'est la mort qui porte le ballon, elle est tournée vers l'insouciance du petit garçon qui a pris conscience de l'existence de la mort et apprend à vivre avec. Le clown est toujours là, reste une figure tutélaire destinée à guider les pas du petit garçon, mais sa disparition inéluctable est acquise, le petit devra apprendre à vivre sans lui.

 

Le destin, des fois… Mon Papy Paul, qui a tellement compté pour moi, disparaissait brutalement à peine un mois après la sortie du disque.

 

 

- ACHETER ? -

- ÉCOUTER DES EXTRAITS ? -

 

LES BÉATUS

100% artiste.

0% sites de streaming

Livré MP3 + WAV

ACHAT CD

2006

EN ÉCOUTE

Livré par la Poste

Frais de port 2,50 €

Si stock disponible

Extraits écoutables

sur Soundcloud

officiel OrviL

LIRE L'HISTOIRE

Découvrez les anecdotes

de l'enregistrement

de l'album

ACHAT DIGITAL

LES BÉATUS

2006

ACHAT CD

100% artiste.

0% sites de streaming

Livré MP3 + WAV

EN ÉCOUTE

Extraits écoutables

sur Soundcloud

officiel OrviL

 

11 TITRES

Pré-production par OrviL aux Béastuds

de La Palmyre (17), Pierrefitte-sur-Aire (55),

Leon (40) et Deuil-la-Barre (95). Produit,

arrangé et réalisé par OrviL,

co-réalisé par Éric Digaire.

Enregistré par OrviL aux Béastuds

de Pierrefitte-sur-Aire (55), Leon (40),

Poitiers (86), Villardonnel (11) et Deuil-la-Barre (95) et par Éric Digaire au Datcha Recording Studio,

à Brest (29). Mixé par OrviL, Éric Digaire

et Thierry Garacino au Béastud

de Deuil-la-Barre (95).

Montage et mastering par OrviL.

 

MUSICIENS

OrviL (guitares, chant, basse, programmations, claviers), François Maigret (guitare sur "Suffit d'y croire" et "La nature humaine"), Éric Digaire (basse, guitares, claviers et chœurs par-ci par-là),

Nicolas Boudes (accordéon sur "Suffit d'y croire"

et "Les films d'Oliver Stone"), Bertrand Maudet (guitare sur "Il y a des jours 1"),

Thomas Baltes (violon sur "Rêves partis")

 

ILLUSTRATIONS

Photos recto & verso © Carole Épinette.

Logo design par Jean-Luc Garréra.

 

TRACKLIST

"Suffit d’y croire", "Systématique", "Les Béatus",

"La fille au pull-over rouge", "Maximum",

"La nature humaine", "7 heures du mat’",

"Il y a des jours 1", "Virginie", "Rêves partis",

"Les films d’Oliver Stone".

 

L'HISTOIRE

 

J'ai beaucoup de très bons souvenirs de cette période. J'arrivais à une espèce de "maturité artistique", la fameuse, celle du deuxième album. Dans ma manière d'écrire les chansons, j'ai eu l'impression qu'un robinet était ouvert.

Les choses sont venues assez facilement.

 

Je suis parti faire des pré-productions un peu partout en France, finalement.

En Lorraine, dans les Landes, en Charente-Maritime… bref, partout où je pouvais me poser une semaine avec mes guitares, un ordi et une carte son pour enregistrer un maximum d'idées. Les chansons avaient toutes une signification particulière à mes yeux.

 

Des symboles ?

'Suffit d'y croire', par exemple, était conçu comme une réponse à 'La rencontre', sur Du fond du bocal. Sur cette dernière, il était question d'un gars trop timide pour aborder une fille.

Quelques années plus tard, on retrouvait cette fille dans ce bar, et un gars moins timide… 'Systématique' était la chanson-hymne d'OrviL, un vrai chouette moment pendant les concerts. 'Les Béatus' donnait son nom à l'album…

 

Pour moi, les Béatus, c'était en quelque sorte 'les gens heureux', ça avait la même racine que "béatitude", je n'avais pas cherché plus loin. Pourtant, j'apprendrais plus tard que ce mot existait bel et bien et qu'il désignait des manuscrits ibériques des Xe siècle, XIe siècle et XIIe siècle, plus ou moins abondamment enluminés, où sont copiés notamment les Commentaires de l'Apocalypse rédigés au VIIIe siècle par le moine Beatus de Liébana.

J'étais, très honnêtement, à des années lumière de cette explication…

 

Mais ce n'est même pas le seul malentendu autour du disque : le titre 'La fille au pull-over rouge', par exemple, ne fait pas du tout référence à la terrible affaire Christian Ranucci, condamné à mort et exécuté à la prison des Baumettes pour l'enlèvement et le meurtre,

le 3 juin 1974, de la petite Marie-Dolorès Rambla, âgée de huit ans. Un livre, intitulé Le Pull-over rouge, avait quelque temps plus tard suscité une immense polémique puisqu'il mettait en doute la culpabilité de Christian Ranucci.

Pourtant, là encore, absolument rien à voir… Il se trouvait juste que ma compagne avait alors un pull-over rouge et que je la trouvais très sexy dedans, rien de plus.

 

'Maximum' était la chanson destinée à mon premier fils, né entre les deux disques, et racontait l'histoire d'un 'petit d'homme' qui n'avait qu'une envie : découvrir le monde pour le croquer. Elle s'adapterait aussi bien à mon second bonhomme qui venait d'arriver dans nos vies depuis quelques mois à peine.

'La nature humaine' décrivait une jeune femme très superficielle, désireuse de se faire une place dans la société sans tenir compte des dégâts qu'elle pouvait causer autour d'elle.

'7 heures du mat'' racontait mon histoire de parisien contraint et forcé désireux de quitter le plus rapidement possible les turpitudes de la vie en capitale.

 

Plus loin, 'Virginie' contait l'histoire de cette fugue entre gamins, quand 'Rêves partis' voulait d'abord stigmatiser l'irruption de ce petit téléphone dans nos vies avant de basculer dans une petite poésie amoureuse. Enfin, 'Les films d'Oliver Stone' s'attaquait faussement à l'un de mes réalisateurs préférés à l'époque. Mais voilà, il se trouve que je m'étais endormi devant son film Tueurs-nés.

Ça m'a donné l'idée d'écrire une chanson sur la procrastination, l'impossibilité de regagner les minutes de vie que l'on perd, l'inéluctabilité

de la mort.

On croirait pas comme ça, hein ?

D'ailleurs, avec Éric Digaire, on a enregistré la pluie torrentielle tombée sur le cimetière de Kerfautras à Brest, juste à côté du studio où on enregistrait, et on l'a placée à la fin de la chanson. Ça la finissait bien. Et c'est aussi la dernière chose qu'on entend sur le disque.

 

Un disque de copains

Éric Digaire, justement… Je crois que sans lui…

Cet album aurait forcément été différent.

Je veux dire moins bien. Enfin, en tous cas, j'en aurais forcément été moins fier. Il a transformé littéralement plusieurs chansons, eu des idées d'arrangements que je n'avais pas eues.

Il s'est investi avec passion, amitié. Et je dois dire que lorsque quelqu'un est derrière vous, croit en vous, passe des heures et des heures sur votre projet, cela vous transcende.

Dans tous les aspects de ma petite vie d'OrviL,

il a réussi à me faire changer, a bousculé mes petites habitudes. Il a été très inspirant.

Et à chaque fois que je sors un disque, c'est de lui dont j'attends la critique la plus constructive. Lui et mon frère de lait artistique, Nicolas Boudes.

 

Nicolas tiens, on n'avait pas pu se retrouver sur Du fond du bocal, mais on avait quand même fait nos premières armes ensemble au sein de Baobab dix ans plus tôt. Je le voulais sur le disque. À l'époque, il jouait surtout dans un groupe de reprises festives, Les Castafiores, mais préparait son envolée artistique sous le nom de Nicobé. On s'est retrouvé au cours de l'été 2006 chez lui, dans l'Aude. Chez nous, je devrais dire… Et comme au bon vieux temps, avec le soleil pas trop loin, et la campagne comme seul terrain de jeu, il a posé son accordéon sur 'Suffit d'y croire'

et 'Les films d'Oliver Stone'. C'était très émouvant de se 'retrouver' artistiquement comme cela.

Et tellement important à mes yeux.

 

Du côté des guitares, François Maigret, alors déjà bien occupé au sein de No One Is Innocent, m'a rebalancé deux solos dont il a le secret, avec une facilité démoralisante, sur 'La nature humaine'

et 'Suffit d'y croire'. Son jeu est tellement versatile qu'il peut s'adapter à du jazz manouche autant qu'à du pop-rock. Ce gars m'a toujours épaté…

 

Lorsqu'est venu le moment du mix, Éric s'est dit qu'on aurait peut-être besoin d'un regard extérieur, alors il a fait appel à Thierry Garacino pour démarrer le boulot et nous mettre sur la voie. Je crois qu'ils avaient déjà bossé ensemble avec Matmatah. Quoi qu'il en soit, Thierry est venu, a fait le ménage et a donné la "couleur" à suivre pour le reste du mixage.

 

C'est aussi à ce moment que sous la houlette de mon manager et ami, Benoît Maffre, toujours de plus en plus impliqué dans OrviL (vous avez vu,

je dis toujours 'Nous' d'ailleurs, pour parler d'OrviL :-), nous avons trouvé une distribution pour 'Les Béatus' auprès de la maison de disques Nocturne, via le label Why Note. C'est Yann Armellino, au sein de cette dernière structure,

qui s'est battu pour nous signer. Cela nous a permis d'être distribué dans des réseaux que nous n'aurions jamais atteint en indépendance totale.

 

Aller au bout des choses

Pour autant, le monde du disque est alors déjà en crise, en train de basculer dans l'ère du numérique, les gens en achètent de moins en moins, et si on en a tiré 3.000 exemplaires 'physiques', il doit encore nous rester quelques centaines de pièces.

Heureusement, les concerts ont permis d'en écouler aussi, nous donnant l'impression qu'on ne faisait pas les choses pour rien, ce qui demeure une obsession terrifiante pour tout artiste.

 

On a suivi le mouvement en faisant un clip pour 'La nature humaine', entièrement réalisé par Caroline Muñoz (oui, madame 'Mon p'tit lapin' sur 'La rencontre', sur l'album précédent), avec des apparitions de Laurent Petitguillaume, Monsieur Mö, Benoît Maffre, et surtout la comédienne Morgane Bontemps que l'on verra quelques années plus tard dans la série de TF1 'Pep's', et dans bien d'autres projets. Tout cela rendu possible par l'ami Jean-Baptiste Guiton (photographe de grand talent), qui a mis une journée durant son formidable studio parisien à notre disposition.

 

Et puis il y a la pochette…

On m'a souvent demandé quelle en était la signification. Il y a le recto et le verso : le décor

et l'envers du décor.

En gros, il y a le petit garçon, qui incarne le bonheur, l'insouciance, et aussi le clown qui incarne la distraction, une figure paternelle rassurante mais sur qui pèse la menace de la mort (oui, le chevalier noir avec son casque).

Quant au verso, c'est la mort qui porte le ballon, elle est tournée vers l'insouciance du petit garçon qui a pris conscience de l'existence de la mort et apprend à vivre avec. Le clown est toujours là, reste une figure tutélaire destinée à guider les pas du petit garçon, mais sa disparition inéluctable est acquise, le petit devra apprendre à vivre sans lui.

 

Le destin, des fois… Mon Papy Paul, qui a tellement compté pour moi, disparaissait brutalement à peine un mois après la sortie

du disque.

 

 

- ACHETER ? -

- ÉCOUTER DES EXTRAITS ? -

 

Livré par la Poste

Frais de port 2,50 €

Si stock disponible

LIRE L'HISTOIRE

Découvrez les anecdotes

de l'enregistrement

de l'album

ACHAT DIGITAL

LES BÉATUS

2006

ACHAT CD

100% artiste.

0% sites de streaming

Livré MP3 + WAV

EN ÉCOUTE

Extraits écoutables

sur Soundcloud

officiel OrviL

 

11 TITRES

Pré-production par OrviL aux Béastuds

de La Palmyre (17), Pierrefitte-sur-Aire (55),

Leon (40) et Deuil-la-Barre (95). Produit,

arrangé et réalisé par OrviL,

co-réalisé par Éric Digaire.

Enregistré par OrviL aux Béastuds

de Pierrefitte-sur-Aire (55), Leon (40),

Poitiers (86), Villardonnel (11) et Deuil-la-Barre (95) et par Éric Digaire au Datcha Recording Studio,

à Brest (29). Mixé par OrviL, Éric Digaire

et Thierry Garacino au Béastud

de Deuil-la-Barre (95).

Montage et mastering par OrviL.

 

MUSICIENS

OrviL (guitares, chant, basse, programmations, claviers), François Maigret (guitare sur "Suffit d'y croire" et "La nature humaine"), Éric Digaire (basse, guitares, claviers et chœurs par-ci par-là),

Nicolas Boudes (accordéon sur "Suffit d'y croire"

et "Les films d'Oliver Stone"), Bertrand Maudet (guitare sur "Il y a des jours 1"),

Thomas Baltes (violon sur "Rêves partis")

 

ILLUSTRATIONS

Photos recto & verso © Carole Épinette.

Logo design par Jean-Luc Garréra.

 

TRACKLIST

"Suffit d’y croire", "Systématique", "Les Béatus",

"La fille au pull-over rouge", "Maximum",

"La nature humaine", "7 heures du mat’",

"Il y a des jours 1", "Virginie", "Rêves partis",

"Les films d’Oliver Stone".

 

L'HISTOIRE

 

J'ai beaucoup de très bons souvenirs de cette période. J'arrivais à une espèce de "maturité artistique", la fameuse, celle du deuxième album. Dans ma manière d'écrire les chansons, j'ai eu l'impression qu'un robinet était ouvert.

Les choses sont venues assez facilement.

 

Je suis parti faire des pré-productions un peu partout en France, finalement.

En Lorraine, dans les Landes, en Charente-Maritime… bref, partout où je pouvais me poser une semaine avec mes guitares, un ordi et une carte son pour enregistrer un maximum d'idées. Les chansons avaient toutes une signification particulière à mes yeux.

 

Des symboles ?

'Suffit d'y croire', par exemple, était conçu comme une réponse à 'La rencontre', sur Du fond du bocal. Sur cette dernière, il était question d'un gars trop timide pour aborder une fille.

Quelques années plus tard, on retrouvait cette fille dans ce bar, et un gars moins timide… 'Systématique' était la chanson-hymne d'OrviL, un vrai chouette moment pendant les concerts. 'Les Béatus' donnait son nom à l'album…

 

Pour moi, les Béatus, c'était en quelque sorte 'les gens heureux', ça avait la même racine que "béatitude", je n'avais pas cherché plus loin. Pourtant, j'apprendrais plus tard que ce mot existait bel et bien et qu'il désignait des manuscrits ibériques des Xe siècle, XIe siècle et XIIe siècle, plus ou moins abondamment enluminés, où sont copiés notamment les Commentaires de l'Apocalypse rédigés au VIIIe siècle par le moine Beatus de Liébana.

J'étais, très honnêtement, à des années lumière de cette explication…

 

Mais ce n'est même pas le seul malentendu autour du disque : le titre 'La fille au pull-over rouge', par exemple, ne fait pas du tout référence à la terrible affaire Christian Ranucci, condamné à mort et exécuté à la prison des Baumettes pour l'enlèvement et le meurtre,

le 3 juin 1974, de la petite Marie-Dolorès Rambla, âgée de huit ans. Un livre, intitulé Le Pull-over rouge, avait quelque temps plus tard suscité une immense polémique puisqu'il mettait en doute la culpabilité de Christian Ranucci.

Pourtant, là encore, absolument rien à voir… Il se trouvait juste que ma compagne avait alors un pull-over rouge et que je la trouvais très sexy dedans, rien de plus.

 

'Maximum' était la chanson destinée à mon premier fils, né entre les deux disques, et racontait l'histoire d'un 'petit d'homme' qui n'avait qu'une envie : découvrir le monde pour le croquer. Elle s'adapterait aussi bien à mon second bonhomme qui venait d'arriver dans nos vies depuis quelques mois à peine.

'La nature humaine' décrivait une jeune femme très superficielle, désireuse de se faire une place dans la société sans tenir compte des dégâts qu'elle pouvait causer autour d'elle.

'7 heures du mat'' racontait mon histoire de parisien contraint et forcé désireux de quitter le plus rapidement possible les turpitudes de la vie en capitale.

 

Plus loin, 'Virginie' contait l'histoire de cette fugue entre gamins, quand 'Rêves partis' voulait d'abord stigmatiser l'irruption de ce petit téléphone dans nos vies avant de basculer dans une petite poésie amoureuse. Enfin, 'Les films d'Oliver Stone' s'attaquait faussement à l'un de mes réalisateurs préférés à l'époque. Mais voilà, il se trouve que je m'étais endormi devant son film Tueurs-nés.

Ça m'a donné l'idée d'écrire une chanson sur la procrastination, l'impossibilité de regagner les minutes de vie que l'on perd, l'inéluctabilité

de la mort.

On croirait pas comme ça, hein ?

D'ailleurs, avec Éric Digaire, on a enregistré la pluie torrentielle tombée sur le cimetière de Kerfautras à Brest, juste à côté du studio où on enregistrait, et on l'a placée à la fin de la chanson. Ça la finissait bien. Et c'est aussi la dernière chose qu'on entend sur le disque.

 

Un disque de copains

Éric Digaire, justement… Je crois que sans lui…

Cet album aurait forcément été différent.

Je veux dire moins bien. Enfin, en tous cas, j'en aurais forcément été moins fier. Il a transformé littéralement plusieurs chansons, eu des idées d'arrangements que je n'avais pas eues.

Il s'est investi avec passion, amitié. Et je dois dire que lorsque quelqu'un est derrière vous, croit en vous, passe des heures et des heures sur votre projet, cela vous transcende.

Dans tous les aspects de ma petite vie d'OrviL,

il a réussi à me faire changer, a bousculé mes petites habitudes. Il a été très inspirant.

Et à chaque fois que je sors un disque, c'est de lui dont j'attends la critique la plus constructive. Lui et mon frère de lait artistique, Nicolas Boudes.

 

Nicolas tiens, on n'avait pas pu se retrouver sur Du fond du bocal, mais on avait quand même fait nos premières armes ensemble au sein de Baobab dix ans plus tôt. Je le voulais sur le disque. À l'époque, il jouait surtout dans un groupe de reprises festives, Les Castafiores, mais préparait son envolée artistique sous le nom de Nicobé. On s'est retrouvé au cours de l'été 2006 chez lui, dans l'Aude. Chez nous, je devrais dire… Et comme au bon vieux temps, avec le soleil pas trop loin, et la campagne comme seul terrain de jeu, il a posé son accordéon sur 'Suffit d'y croire'

et 'Les films d'Oliver Stone'. C'était très émouvant de se 'retrouver' artistiquement comme cela.

Et tellement important à mes yeux.

 

Du côté des guitares, François Maigret, alors déjà bien occupé au sein de No One Is Innocent, m'a rebalancé deux solos dont il a le secret, avec une facilité démoralisante, sur 'La nature humaine'

et 'Suffit d'y croire'. Son jeu est tellement versatile qu'il peut s'adapter à du jazz manouche autant qu'à du pop-rock. Ce gars m'a toujours épaté…

 

Lorsqu'est venu le moment du mix, Éric s'est dit qu'on aurait peut-être besoin d'un regard extérieur, alors il a fait appel à Thierry Garacino pour démarrer le boulot et nous mettre sur la voie. Je crois qu'ils avaient déjà bossé ensemble avec Matmatah. Quoi qu'il en soit, Thierry est venu, a fait le ménage et a donné la "couleur" à suivre pour le reste du mixage.

 

C'est aussi à ce moment que sous la houlette de mon manager et ami, Benoît Maffre, toujours de plus en plus impliqué dans OrviL (vous avez vu,

je dis toujours 'Nous' d'ailleurs, pour parler d'OrviL :-), nous avons trouvé une distribution pour 'Les Béatus' auprès de la maison de disques Nocturne, via le label Why Note. C'est Yann Armellino, au sein de cette dernière structure,

qui s'est battu pour nous signer. Cela nous a permis d'être distribué dans des réseaux que nous n'aurions jamais atteint en indépendance totale.

 

Aller au bout des choses

Pour autant, le monde du disque est alors déjà en crise, en train de basculer dans l'ère du numérique, les gens en achètent de moins en moins, et si on en a tiré 3.000 exemplaires 'physiques', il doit encore nous rester quelques centaines de pièces.

Heureusement, les concerts ont permis d'en écouler aussi, nous donnant l'impression qu'on ne faisait pas les choses pour rien, ce qui demeure une obsession terrifiante pour tout artiste.

 

On a suivi le mouvement en faisant un clip pour 'La nature humaine', entièrement réalisé par Caroline Muñoz (oui, madame 'Mon p'tit lapin' sur 'La rencontre', sur l'album précédent), avec des apparitions de Laurent Petitguillaume, Monsieur Mö, Benoît Maffre, et surtout la comédienne Morgane Bontemps que l'on verra quelques années plus tard dans la série de TF1 'Pep's', et dans bien d'autres projets. Tout cela rendu possible par l'ami Jean-Baptiste Guiton (photographe de grand talent), qui a mis une journée durant son formidable studio parisien à notre disposition.

 

Et puis il y a la pochette…

On m'a souvent demandé quelle en était la signification. Il y a le recto et le verso : le décor

et l'envers du décor.

En gros, il y a le petit garçon, qui incarne le bonheur, l'insouciance, et aussi le clown qui incarne la distraction, une figure paternelle rassurante mais sur qui pèse la menace de la mort (oui, le chevalier noir avec son casque).

Quant au verso, c'est la mort qui porte le ballon, elle est tournée vers l'insouciance du petit garçon qui a pris conscience de l'existence de la mort et apprend à vivre avec. Le clown est toujours là, reste une figure tutélaire destinée à guider les pas du petit garçon, mais sa disparition inéluctable est acquise, le petit devra apprendre à vivre sans lui.

 

Le destin, des fois… Mon Papy Paul, qui a tellement compté pour moi, disparaissait brutalement à peine un mois après la sortie

du disque.

 

 

- ACHETER ? -

- ÉCOUTER DES EXTRAITS ? -

 

Livré par la Poste

Frais de port 2,50 €

Si stock disponible

LIRE L'HISTOIRE

Découvrez les anecdotes

de l'enregistrement

de l'album

ACHAT DIGITAL

LES BÉATUS

100% artiste.

0% sites de streaming

Livré MP3 + WAV

EN ÉCOUTE

Extraits écoutables

sur Soundcloud

officiel OrviL

 

11 TITRES

Pré-production par OrviL aux Béastuds

de La Palmyre (17), Pierrefitte-sur-Aire (55),

Leon (40) et Deuil-la-Barre (95). Produit,

arrangé et réalisé par OrviL,

co-réalisé par Éric Digaire.

Enregistré par OrviL aux Béastuds

de Pierrefitte-sur-Aire (55), Leon (40),

Poitiers (86), Villardonnel (11) et Deuil-la-Barre (95) et par Éric Digaire au Datcha Recording Studio,

à Brest (29). Mixé par OrviL, Éric Digaire

et Thierry Garacino au Béastud

de Deuil-la-Barre (95).

Montage et mastering par OrviL.

 

MUSICIENS

OrviL (guitares, chant, basse, programmations, claviers), François Maigret (guitare sur "Suffit d'y croire" et "La nature humaine"), Éric Digaire (basse, guitares, claviers et chœurs par-ci par-là),

Nicolas Boudes (accordéon sur "Suffit d'y croire"

et "Les films d'Oliver Stone"), Bertrand Maudet (guitare sur "Il y a des jours 1"),

Thomas Baltes (violon sur "Rêves partis")

 

ILLUSTRATIONS

Photos recto & verso © Carole Épinette.

Logo design par Jean-Luc Garréra.

 

TRACKLIST

"Suffit d’y croire", "Systématique", "Les Béatus",

"La fille au pull-over rouge", "Maximum",

"La nature humaine", "7 heures du mat’",

"Il y a des jours 1", "Virginie", "Rêves partis",

"Les films d’Oliver Stone".

 

L'HISTOIRE

 

J'ai beaucoup de très bons souvenirs de cette période. J'arrivais à une espèce de "maturité artistique", la fameuse, celle du deuxième album. Dans ma manière d'écrire les chansons, j'ai eu l'impression qu'un robinet était ouvert.

Les choses sont venues assez facilement.

 

Je suis parti faire des pré-productions un peu partout en France, finalement.

En Lorraine, dans les Landes, en Charente-Maritime… bref, partout où je pouvais me poser une semaine avec mes guitares, un ordi et une carte son pour enregistrer un maximum d'idées. Les chansons avaient toutes une signification particulière à mes yeux.

 

Des symboles ?

'Suffit d'y croire', par exemple, était conçu comme une réponse à 'La rencontre', sur Du fond du bocal. Sur cette dernière, il était question d'un gars trop timide pour aborder une fille.

Quelques années plus tard, on retrouvait cette fille dans ce bar, et un gars moins timide… 'Systématique' était la chanson-hymne d'OrviL, un vrai chouette moment pendant les concerts. 'Les Béatus' donnait son nom à l'album…

 

Pour moi, les Béatus, c'était en quelque sorte 'les gens heureux', ça avait la même racine que "béatitude", je n'avais pas cherché plus loin. Pourtant, j'apprendrais plus tard que ce mot existait bel et bien et qu'il désignait des manuscrits ibériques des Xe siècle, XIe siècle et XIIe siècle, plus ou moins abondamment enluminés, où sont copiés notamment les Commentaires de l'Apocalypse rédigés au VIIIe siècle par le moine Beatus de Liébana.

J'étais, très honnêtement, à des années lumière de cette explication…

 

Mais ce n'est même pas le seul malentendu autour du disque : le titre 'La fille au pull-over rouge', par exemple, ne fait pas du tout référence à la terrible affaire Christian Ranucci, condamné à mort et exécuté à la prison des Baumettes pour l'enlèvement et le meurtre,

le 3 juin 1974, de la petite Marie-Dolorès Rambla, âgée de huit ans. Un livre, intitulé Le Pull-over rouge, avait quelque temps plus tard suscité une immense polémique puisqu'il mettait en doute la culpabilité de Christian Ranucci.

Pourtant, là encore, absolument rien à voir… Il se trouvait juste que ma compagne avait alors un pull-over rouge et que je la trouvais très sexy dedans, rien de plus.

 

'Maximum' était la chanson destinée à mon premier fils, né entre les deux disques, et racontait l'histoire d'un 'petit d'homme' qui n'avait qu'une envie : découvrir le monde pour le croquer. Elle s'adapterait aussi bien à mon second bonhomme qui venait d'arriver dans nos vies depuis quelques mois à peine.

'La nature humaine' décrivait une jeune femme très superficielle, désireuse de se faire une place dans la société sans tenir compte des dégâts qu'elle pouvait causer autour d'elle.

'7 heures du mat'' racontait mon histoire de parisien contraint et forcé désireux de quitter le plus rapidement possible les turpitudes de la vie en capitale.

 

Plus loin, 'Virginie' contait l'histoire de cette fugue entre gamins, quand 'Rêves partis' voulait d'abord stigmatiser l'irruption de ce petit téléphone dans nos vies avant de basculer dans une petite poésie amoureuse. Enfin, 'Les films d'Oliver Stone' s'attaquait faussement à l'un de mes réalisateurs préférés à l'époque. Mais voilà, il se trouve que je m'étais endormi devant son film Tueurs-nés.

Ça m'a donné l'idée d'écrire une chanson sur la procrastination, l'impossibilité de regagner les minutes de vie que l'on perd, l'inéluctabilité

de la mort.

On croirait pas comme ça, hein ?

D'ailleurs, avec Éric Digaire, on a enregistré la pluie torrentielle tombée sur le cimetière de Kerfautras à Brest, juste à côté du studio où on enregistrait, et on l'a placée à la fin de la chanson. Ça la finissait bien. Et c'est aussi la dernière chose qu'on entend sur le disque.

 

Un disque de copains

Éric Digaire, justement… Je crois que sans lui…

Cet album aurait forcément été différent.

Je veux dire moins bien. Enfin, en tous cas, j'en aurais forcément été moins fier. Il a transformé littéralement plusieurs chansons, eu des idées d'arrangements que je n'avais pas eues.

Il s'est investi avec passion, amitié. Et je dois dire que lorsque quelqu'un est derrière vous, croit en vous, passe des heures et des heures sur votre projet, cela vous transcende.

Dans tous les aspects de ma petite vie d'OrviL,

il a réussi à me faire changer, a bousculé mes petites habitudes. Il a été très inspirant.

Et à chaque fois que je sors un disque, c'est de lui dont j'attends la critique la plus constructive. Lui et mon frère de lait artistique, Nicolas Boudes.

 

Nicolas tiens, on n'avait pas pu se retrouver sur Du fond du bocal, mais on avait quand même fait nos premières armes ensemble au sein de Baobab dix ans plus tôt. Je le voulais sur le disque. À l'époque, il jouait surtout dans un groupe de reprises festives, Les Castafiores, mais préparait son envolée artistique sous le nom de Nicobé. On s'est retrouvé au cours de l'été 2006 chez lui, dans l'Aude. Chez nous, je devrais dire… Et comme au bon vieux temps, avec le soleil pas trop loin, et la campagne comme seul terrain de jeu, il a posé son accordéon sur 'Suffit d'y croire'

et 'Les films d'Oliver Stone'. C'était très émouvant de se 'retrouver' artistiquement comme cela.

Et tellement important à mes yeux.

 

Du côté des guitares, François Maigret, alors déjà bien occupé au sein de No One Is Innocent, m'a rebalancé deux solos dont il a le secret, avec une facilité démoralisante, sur 'La nature humaine'

et 'Suffit d'y croire'. Son jeu est tellement versatile qu'il peut s'adapter à du jazz manouche autant qu'à du pop-rock. Ce gars m'a toujours épaté…

 

Lorsqu'est venu le moment du mix, Éric s'est dit qu'on aurait peut-être besoin d'un regard extérieur, alors il a fait appel à Thierry Garacino pour démarrer le boulot et nous mettre sur la voie. Je crois qu'ils avaient déjà bossé ensemble avec Matmatah. Quoi qu'il en soit, Thierry est venu, a fait le ménage et a donné la "couleur" à suivre pour le reste du mixage.

 

C'est aussi à ce moment que sous la houlette de mon manager et ami, Benoît Maffre, toujours de plus en plus impliqué dans OrviL (vous avez vu,

je dis toujours 'Nous' d'ailleurs, pour parler d'OrviL :-), nous avons trouvé une distribution pour 'Les Béatus' auprès de la maison de disques Nocturne, via le label Why Note. C'est Yann Armellino, au sein de cette dernière structure,

qui s'est battu pour nous signer. Cela nous a permis d'être distribué dans des réseaux que nous n'aurions jamais atteint en indépendance totale.

 

Aller au bout des choses

Pour autant, le monde du disque est alors déjà en crise, en train de basculer dans l'ère du numérique, les gens en achètent de moins en moins, et si on en a tiré 3.000 exemplaires 'physiques', il doit encore nous rester quelques centaines de pièces.

Heureusement, les concerts ont permis d'en écouler aussi, nous donnant l'impression qu'on ne faisait pas les choses pour rien, ce qui demeure une obsession terrifiante pour tout artiste.

 

On a suivi le mouvement en faisant un clip pour 'La nature humaine', entièrement réalisé par Caroline Muñoz (oui, madame 'Mon p'tit lapin' sur 'La rencontre', sur l'album précédent), avec des apparitions de Laurent Petitguillaume, Monsieur Mö, Benoît Maffre, et surtout la comédienne Morgane Bontemps que l'on verra quelques années plus tard dans la série de TF1 'Pep's', et dans bien d'autres projets. Tout cela rendu possible par l'ami Jean-Baptiste Guiton (photographe de grand talent), qui a mis une journée durant son formidable studio parisien à notre disposition.

 

Et puis il y a la pochette…

On m'a souvent demandé quelle en était la signification. Il y a le recto et le verso : le décor

et l'envers du décor.

En gros, il y a le petit garçon, qui incarne le bonheur, l'insouciance, et aussi le clown qui incarne la distraction, une figure paternelle rassurante mais sur qui pèse la menace de la mort (oui, le chevalier noir avec son casque).

Quant au verso, c'est la mort qui porte le ballon, elle est tournée vers l'insouciance du petit garçon qui a pris conscience de l'existence de la mort et apprend à vivre avec. Le clown est toujours là, reste une figure tutélaire destinée à guider les pas du petit garçon, mais sa disparition inéluctable est acquise, le petit devra apprendre à vivre sans lui.

 

Le destin, des fois… Mon Papy Paul, qui a tellement compté pour moi, disparaissait brutalement à peine un mois après la sortie

du disque.

 

 

- ACHETER ? -

- ÉCOUTER DES EXTRAITS ? -

 

2006

ACHAT CD

Livré par la Poste

Frais de port 2,50 €

Si stock disponible

LIRE L'HISTOIRE

Découvrez les anecdotes

de l'enregistrement

de l'album

100% artiste.

0% sites de streaming

Livré MP3 + WAV

EN ÉCOUTE

Extraits écoutables

sur Soundcloud

officiel OrviL

 

11 TITRES

Pré-production par OrviL aux Béastuds

de La Palmyre (17), Pierrefitte-sur-Aire (55),

Leon (40) et Deuil-la-Barre (95). Produit,

arrangé et réalisé par OrviL,

co-réalisé par Éric Digaire.

Enregistré par OrviL aux Béastuds

de Pierrefitte-sur-Aire (55), Leon (40),

Poitiers (86), Villardonnel (11) et Deuil-la-Barre (95) et par Éric Digaire au Datcha Recording Studio,

à Brest (29). Mixé par OrviL, Éric Digaire

et Thierry Garacino au Béastud

de Deuil-la-Barre (95).

Montage et mastering par OrviL.

 

MUSICIENS

OrviL (guitares, chant, basse, programmations, claviers), François Maigret (guitare sur "Suffit d'y croire" et "La nature humaine"), Éric Digaire (basse, guitares, claviers et chœurs par-ci par-là),

Nicolas Boudes (accordéon sur "Suffit d'y croire"

et "Les films d'Oliver Stone"), Bertrand Maudet (guitare sur "Il y a des jours 1"),

Thomas Baltes (violon sur "Rêves partis")

 

ILLUSTRATIONS

Photos recto & verso © Carole Épinette.

Logo design par Jean-Luc Garréra.

 

TRACKLIST

"Suffit d’y croire", "Systématique", "Les Béatus",

"La fille au pull-over rouge", "Maximum",

"La nature humaine", "7 heures du mat’",

"Il y a des jours 1", "Virginie", "Rêves partis",

"Les films d’Oliver Stone".

 

L'HISTOIRE

 

J'ai beaucoup de très bons souvenirs de cette période. J'arrivais à une espèce de "maturité artistique", la fameuse, celle du deuxième album. Dans ma manière d'écrire les chansons, j'ai eu l'impression qu'un robinet était ouvert.

Les choses sont venues assez facilement.

 

Je suis parti faire des pré-productions un peu partout en France, finalement.

En Lorraine, dans les Landes, en Charente-Maritime… bref, partout où je pouvais me poser une semaine avec mes guitares, un ordi et une carte son pour enregistrer un maximum d'idées. Les chansons avaient toutes une signification particulière à mes yeux.

 

Des symboles ?

'Suffit d'y croire', par exemple, était conçu comme une réponse à 'La rencontre', sur Du fond du bocal. Sur cette dernière, il était question d'un gars trop timide pour aborder une fille.

Quelques années plus tard, on retrouvait cette fille dans ce bar, et un gars moins timide… 'Systématique' était la chanson-hymne d'OrviL, un vrai chouette moment pendant les concerts. 'Les Béatus' donnait son nom à l'album…

 

Pour moi, les Béatus, c'était en quelque sorte 'les gens heureux', ça avait la même racine que "béatitude", je n'avais pas cherché plus loin. Pourtant, j'apprendrais plus tard que ce mot existait bel et bien et qu'il désignait des manuscrits ibériques des Xe siècle, XIe siècle et XIIe siècle, plus ou moins abondamment enluminés, où sont copiés notamment les Commentaires de l'Apocalypse rédigés au VIIIe siècle par le moine Beatus de Liébana.

J'étais, très honnêtement, à des années lumière de cette explication…

 

Mais ce n'est même pas le seul malentendu autour du disque : le titre 'La fille au pull-over rouge', par exemple, ne fait pas du tout référence à la terrible affaire Christian Ranucci, condamné à mort et exécuté à la prison des Baumettes pour l'enlèvement et le meurtre,

le 3 juin 1974, de la petite Marie-Dolorès Rambla, âgée de huit ans. Un livre, intitulé Le Pull-over rouge, avait quelque temps plus tard suscité une immense polémique puisqu'il mettait en doute la culpabilité de Christian Ranucci.

Pourtant, là encore, absolument rien à voir… Il se trouvait juste que ma compagne avait alors un pull-over rouge et que je la trouvais très sexy dedans, rien de plus.

 

'Maximum' était la chanson destinée à mon premier fils, né entre les deux disques, et racontait l'histoire d'un 'petit d'homme' qui n'avait qu'une envie : découvrir le monde pour le croquer. Elle s'adapterait aussi bien à mon second bonhomme qui venait d'arriver dans nos vies depuis quelques mois à peine.

'La nature humaine' décrivait une jeune femme très superficielle, désireuse de se faire une place dans la société sans tenir compte des dégâts qu'elle pouvait causer autour d'elle.

'7 heures du mat'' racontait mon histoire de parisien contraint et forcé désireux de quitter le plus rapidement possible les turpitudes de la vie en capitale.

 

Plus loin, 'Virginie' contait l'histoire de cette fugue entre gamins, quand 'Rêves partis' voulait d'abord stigmatiser l'irruption de ce petit téléphone dans nos vies avant de basculer dans une petite poésie amoureuse. Enfin, 'Les films d'Oliver Stone' s'attaquait faussement à l'un de mes réalisateurs préférés à l'époque. Mais voilà, il se trouve que je m'étais endormi devant son film Tueurs-nés.

Ça m'a donné l'idée d'écrire une chanson sur la procrastination, l'impossibilité de regagner les minutes de vie que l'on perd, l'inéluctabilité

de la mort.

On croirait pas comme ça, hein ?

D'ailleurs, avec Éric Digaire, on a enregistré la pluie torrentielle tombée sur le cimetière de Kerfautras à Brest, juste à côté du studio où on enregistrait, et on l'a placée à la fin de la chanson. Ça la finissait bien. Et c'est aussi la dernière chose qu'on entend sur le disque.

 

Un disque de copains

Éric Digaire, justement… Je crois que sans lui…

Cet album aurait forcément été différent.

Je veux dire moins bien. Enfin, en tous cas, j'en aurais forcément été moins fier. Il a transformé littéralement plusieurs chansons, eu des idées d'arrangements que je n'avais pas eues.

Il s'est investi avec passion, amitié. Et je dois dire que lorsque quelqu'un est derrière vous, croit en vous, passe des heures et des heures sur votre projet, cela vous transcende.

Dans tous les aspects de ma petite vie d'OrviL,

il a réussi à me faire changer, a bousculé mes petites habitudes. Il a été très inspirant.

Et à chaque fois que je sors un disque, c'est de lui dont j'attends la critique la plus constructive. Lui et mon frère de lait artistique, Nicolas Boudes.

 

Nicolas tiens, on n'avait pas pu se retrouver sur Du fond du bocal, mais on avait quand même fait nos premières armes ensemble au sein de Baobab dix ans plus tôt. Je le voulais sur le disque. À l'époque, il jouait surtout dans un groupe de reprises festives, Les Castafiores, mais préparait son envolée artistique sous le nom de Nicobé. On s'est retrouvé au cours de l'été 2006 chez lui, dans l'Aude. Chez nous, je devrais dire… Et comme au bon vieux temps, avec le soleil pas trop loin, et la campagne comme seul terrain de jeu, il a posé son accordéon sur 'Suffit d'y croire'

et 'Les films d'Oliver Stone'. C'était très émouvant de se 'retrouver' artistiquement comme cela.

Et tellement important à mes yeux.

 

Du côté des guitares, François Maigret, alors déjà bien occupé au sein de No One Is Innocent, m'a rebalancé deux solos dont il a le secret, avec une facilité démoralisante, sur 'La nature humaine'

et 'Suffit d'y croire'. Son jeu est tellement versatile qu'il peut s'adapter à du jazz manouche autant qu'à du pop-rock. Ce gars m'a toujours épaté…

 

Lorsqu'est venu le moment du mix, Éric s'est dit qu'on aurait peut-être besoin d'un regard extérieur, alors il a fait appel à Thierry Garacino pour démarrer le boulot et nous mettre sur la voie. Je crois qu'ils avaient déjà bossé ensemble avec Matmatah. Quoi qu'il en soit, Thierry est venu, a fait le ménage et a donné la "couleur" à suivre pour le reste du mixage.

 

C'est aussi à ce moment que sous la houlette de mon manager et ami, Benoît Maffre, toujours de plus en plus impliqué dans OrviL (vous avez vu,

je dis toujours 'Nous' d'ailleurs, pour parler d'OrviL :-), nous avons trouvé une distribution pour 'Les Béatus' auprès de la maison de disques Nocturne, via le label Why Note. C'est Yann Armellino, au sein de cette dernière structure,

qui s'est battu pour nous signer. Cela nous a permis d'être distribué dans des réseaux que nous n'aurions jamais atteint en indépendance totale.

 

Aller au bout des choses

Pour autant, le monde du disque est alors déjà en crise, en train de basculer dans l'ère du numérique, les gens en achètent de moins en moins, et si on en a tiré 3.000 exemplaires 'physiques', il doit encore nous rester quelques centaines de pièces.

Heureusement, les concerts ont permis d'en écouler aussi, nous donnant l'impression qu'on ne faisait pas les choses pour rien, ce qui demeure une obsession terrifiante pour tout artiste.

 

On a suivi le mouvement en faisant un clip pour 'La nature humaine', entièrement réalisé par Caroline Muñoz (oui, madame 'Mon p'tit lapin' sur 'La rencontre', sur l'album précédent), avec des apparitions de Laurent Petitguillaume, Monsieur Mö, Benoît Maffre, et surtout la comédienne Morgane Bontemps que l'on verra quelques années plus tard dans la série de TF1 'Pep's', et dans bien d'autres projets. Tout cela rendu possible par l'ami Jean-Baptiste Guiton (photographe de grand talent), qui a mis une journée durant son formidable studio parisien à notre disposition.

 

Et puis il y a la pochette…

On m'a souvent demandé quelle en était la signification. Il y a le recto et le verso : le décor

et l'envers du décor.

En gros, il y a le petit garçon, qui incarne le bonheur, l'insouciance, et aussi le clown qui incarne la distraction, une figure paternelle rassurante mais sur qui pèse la menace de la mort (oui, le chevalier noir avec son casque).

Quant au verso, c'est la mort qui porte le ballon, elle est tournée vers l'insouciance du petit garçon qui a pris conscience de l'existence de la mort et apprend à vivre avec. Le clown est toujours là, reste une figure tutélaire destinée à guider les pas du petit garçon, mais sa disparition inéluctable est acquise, le petit devra apprendre à vivre sans lui.

 

Le destin, des fois… Mon Papy Paul, qui a tellement compté pour moi, disparaissait brutalement à peine un mois après la sortie

du disque.

 

 

- ACHETER ? -

- ÉCOUTER DES EXTRAITS ? -

 

LES BÉATUS

2006

ACHAT CD

Livré par la Poste

Frais de port 2,50 €

Si stock disponible

LIRE L'HISTOIRE

Découvrez les anecdotes

de l'enregistrement

de l'album

100% artiste.

0% sites de streaming

Livré MP3 + WAV

EN ÉCOUTE

Extraits écoutables

sur Soundcloud

officiel OrviL

 

11 TITRES

Pré-production par OrviL aux Béastuds

de La Palmyre (17), Pierrefitte-sur-Aire (55),

Leon (40) et Deuil-la-Barre (95). Produit,

arrangé et réalisé par OrviL,

co-réalisé par Éric Digaire.

Enregistré par OrviL aux Béastuds

de Pierrefitte-sur-Aire (55), Leon (40), Poitiers (86),

Villardonnel (11) et Deuil-la-Barre (95)

et par Éric Digaire au Datcha Recording Studio,

à Brest (29). Mixé par OrviL, Éric Digaire

et Thierry Garacino au Béastud

de Deuil-la-Barre (95).

Montage et mastering par OrviL.

 

MUSICIENS

OrviL (guitares, chant, basse, programmations, claviers), François Maigret (guitare sur "Suffit d'y croire" et "La nature humaine"), Éric Digaire (basse, guitares, claviers et chœurs par-ci par-là),

Nicolas Boudes (accordéon sur "Suffit d'y croire"

et "Les films d'Oliver Stone"), Bertrand Maudet (guitare sur "Il y a des jours 1"),

Thomas Baltes (violon sur "Rêves partis")

 

ILLUSTRATIONS

Photos recto & verso © Carole Épinette.

Logo design par Jean-Luc Garréra.

 

TRACKLIST

"Suffit d’y croire", "Systématique", "Les Béatus",

"La fille au pull-over rouge", "Maximum",

"La nature humaine", "7 heures du mat’",

"Il y a des jours 1", "Virginie", "Rêves partis",

"Les films d’Oliver Stone".

 

L'HISTOIRE

 

J'ai beaucoup de très bons souvenirs de cette période. J'arrivais à une espèce de "maturité artistique", la fameuse, celle du deuxième album. Dans ma manière d'écrire les chansons, j'ai eu l'impression qu'un robinet était ouvert.

Les choses sont venues assez facilement.

 

Je suis parti faire des pré-productions un peu partout en France, finalement.

En Lorraine, dans les Landes, en Charente-Maritime… bref, partout où je pouvais me poser une semaine avec mes guitares, un ordi et une carte son pour enregistrer un maximum d'idées. Les chansons avaient toutes une signification particulière à mes yeux.

 

Des symboles ?

'Suffit d'y croire', par exemple, était conçu comme une réponse à 'La rencontre', sur Du fond du bocal. Sur cette dernière, il était question d'un gars trop timide pour aborder une fille.

Quelques années plus tard, on retrouvait cette fille dans ce bar, et un gars moins timide… 'Systématique' était la chanson-hymne d'OrviL, un vrai chouette moment pendant les concerts. 'Les Béatus' donnait son nom à l'album…

 

Pour moi, les Béatus, c'était en quelque sorte 'les gens heureux', ça avait la même racine que "béatitude", je n'avais pas cherché plus loin. Pourtant, j'apprendrais plus tard que ce mot existait bel et bien et qu'il désignait des manuscrits ibériques des Xe siècle, XIe siècle et XIIe siècle, plus ou moins abondamment enluminés, où sont copiés notamment les Commentaires de l'Apocalypse rédigés au VIIIe siècle par le moine Beatus de Liébana.

J'étais, très honnêtement, à des années lumière de cette explication…

 

Mais ce n'est même pas le seul malentendu autour du disque : le titre 'La fille au pull-over rouge', par exemple, ne fait pas du tout référence à la terrible affaire Christian Ranucci, condamné à mort et exécuté à la prison des Baumettes pour l'enlèvement et le meurtre,

le 3 juin 1974, de la petite Marie-Dolorès Rambla, âgée de huit ans. Un livre, intitulé Le Pull-over rouge, avait quelque temps plus tard suscité une immense polémique puisqu'il mettait en doute la culpabilité de Christian Ranucci.

Pourtant, là encore, absolument rien à voir… Il se trouvait juste que ma compagne avait alors un pull-over rouge et que je la trouvais très sexy dedans, rien de plus.

 

'Maximum' était la chanson destinée à mon premier fils, né entre les deux disques, et racontait l'histoire d'un 'petit d'homme' qui n'avait qu'une envie : découvrir le monde pour le croquer. Elle s'adapterait aussi bien à mon second bonhomme qui venait d'arriver dans nos vies depuis quelques mois à peine.

'La nature humaine' décrivait une jeune femme très superficielle, désireuse de se faire une place dans la société sans tenir compte des dégâts qu'elle pouvait causer autour d'elle.

'7 heures du mat'' racontait mon histoire de parisien contraint et forcé désireux de quitter le plus rapidement possible les turpitudes de la vie en capitale.

 

Plus loin, 'Virginie' contait l'histoire de cette fugue entre gamins, quand 'Rêves partis' voulait d'abord stigmatiser l'irruption de ce petit téléphone dans nos vies avant de basculer dans une petite poésie amoureuse. Enfin, 'Les films d'Oliver Stone' s'attaquait faussement à l'un de mes réalisateurs préférés à l'époque. Mais voilà, il se trouve que je m'étais endormi devant son film Tueurs-nés.

Ça m'a donné l'idée d'écrire une chanson sur la procrastination, l'impossibilité de regagner les minutes de vie que l'on perd, l'inéluctabilité

de la mort.

On croirait pas comme ça, hein ?

D'ailleurs, avec Éric Digaire, on a enregistré la pluie torrentielle tombée sur le cimetière de Kerfautras à Brest, juste à côté du studio où on enregistrait, et on l'a placée à la fin de la chanson. Ça la finissait bien. Et c'est aussi la dernière chose qu'on entend sur le disque.

 

Un disque de copains

Éric Digaire, justement… Je crois que sans lui…

Cet album aurait forcément été différent.

Je veux dire moins bien. Enfin, en tous cas, j'en aurais forcément été moins fier. Il a transformé littéralement plusieurs chansons, eu des idées d'arrangements que je n'avais pas eues.

Il s'est investi avec passion, amitié. Et je dois dire que lorsque quelqu'un est derrière vous, croit en vous, passe des heures et des heures sur votre projet, cela vous transcende.

Dans tous les aspects de ma petite vie d'OrviL,

il a réussi à me faire changer, a bousculé mes petites habitudes. Il a été très inspirant.

Et à chaque fois que je sors un disque, c'est de lui dont j'attends la critique la plus constructive. Lui et mon frère de lait artistique, Nicolas Boudes.

 

Nicolas tiens, on n'avait pas pu se retrouver sur Du fond du bocal, mais on avait quand même fait nos premières armes ensemble au sein de Baobab dix ans plus tôt. Je le voulais sur le disque. À l'époque, il jouait surtout dans un groupe de reprises festives, Les Castafiores, mais préparait son envolée artistique sous le nom de Nicobé. On s'est retrouvé au cours de l'été 2006 chez lui, dans l'Aude. Chez nous, je devrais dire… Et comme au bon vieux temps, avec le soleil pas trop loin, et la campagne comme seul terrain de jeu, il a posé son accordéon sur 'Suffit d'y croire'

et 'Les films d'Oliver Stone'. C'était très émouvant de se 'retrouver' artistiquement comme cela.

Et tellement important à mes yeux.

 

Du côté des guitares, François Maigret, alors déjà bien occupé au sein de No One Is Innocent, m'a rebalancé deux solos dont il a le secret, avec une facilité démoralisante, sur 'La nature humaine'

et 'Suffit d'y croire'. Son jeu est tellement versatile qu'il peut s'adapter à du jazz manouche autant qu'à du pop-rock. Ce gars m'a toujours épaté…

 

Lorsqu'est venu le moment du mix, Éric s'est dit qu'on aurait peut-être besoin d'un regard extérieur, alors il a fait appel à Thierry Garacino pour démarrer le boulot et nous mettre sur la voie. Je crois qu'ils avaient déjà bossé ensemble avec Matmatah. Quoi qu'il en soit, Thierry est venu, a fait le ménage et a donné la "couleur" à suivre pour le reste du mixage.

 

C'est aussi à ce moment que sous la houlette de mon manager et ami, Benoît Maffre, toujours de plus en plus impliqué dans OrviL (vous avez vu,

je dis toujours 'Nous' d'ailleurs, pour parler d'OrviL :-), nous avons trouvé une distribution pour 'Les Béatus' auprès de la maison de disques Nocturne, via le label Why Note. C'est Yann Armellino, au sein de cette dernière structure,

qui s'est battu pour nous signer. Cela nous a permis d'être distribué dans des réseaux que nous n'aurions jamais atteint en indépendance totale.

 

Aller au bout des choses

Pour autant, le monde du disque est alors déjà en crise, en train de basculer dans l'ère du numérique, les gens en achètent de moins en moins, et si on en a tiré 3.000 exemplaires 'physiques', il doit encore nous rester quelques centaines de pièces.

Heureusement, les concerts ont permis d'en écouler aussi, nous donnant l'impression qu'on ne faisait pas les choses pour rien, ce qui demeure une obsession terrifiante pour tout artiste.

 

On a suivi le mouvement en faisant un clip pour 'La nature humaine', entièrement réalisé par Caroline Muñoz (oui, madame 'Mon p'tit lapin' sur 'La rencontre', sur l'album précédent), avec des apparitions de Laurent Petitguillaume, Monsieur Mö, Benoît Maffre, et surtout la comédienne Morgane Bontemps que l'on verra quelques années plus tard dans la série de TF1 'Pep's', et dans bien d'autres projets. Tout cela rendu possible par l'ami Jean-Baptiste Guiton (photographe de grand talent), qui a mis une journée durant son formidable studio parisien à notre disposition.

 

Et puis il y a la pochette…

On m'a souvent demandé quelle en était la signification. Il y a le recto et le verso : le décor

et l'envers du décor.

En gros, il y a le petit garçon, qui incarne le bonheur, l'insouciance, et aussi le clown qui incarne la distraction, une figure paternelle rassurante mais sur qui pèse la menace de la mort (oui, le chevalier noir avec son casque).

Quant au verso, c'est la mort qui porte le ballon, elle est tournée vers l'insouciance du petit garçon qui a pris conscience de l'existence de la mort et apprend à vivre avec. Le clown est toujours là, reste une figure tutélaire destinée à guider les pas du petit garçon, mais sa disparition inéluctable est acquise, le petit devra apprendre à vivre sans lui.

 

Le destin, des fois… Mon Papy Paul, qui a tellement compté pour moi, disparaissait brutalement à peine un mois après la sortie

du disque.

 

 

- ACHETER ? -

- ÉCOUTER DES EXTRAITS ? -

 

LES BÉATUS

2006

ACHAT CD

Livré par la Poste

Frais de port 2,50 €

Si stock disponible

LIRE L'HISTOIRE

Découvrez les anecdotes

de l'enregistrement

de l'album

ACHAT DIGITAL

100% artiste.

0% sites de streaming

Livré MP3 + WAV

EN ÉCOUTE

Extraits écoutables

sur Soundcloud

officiel OrviL

 

11 TITRES

Pré-production par OrviL aux Béastuds

de La Palmyre (17), Pierrefitte-sur-Aire (55),

Leon (40) et Deuil-la-Barre (95). Produit,

arrangé et réalisé par OrviL,

co-réalisé par Éric Digaire.

Enregistré par OrviL aux Béastuds

de Pierrefitte-sur-Aire (55), Leon (40),

Poitiers (86), Villardonnel (11) et Deuil-la-Barre (95) et par Éric Digaire au Datcha Recording Studio,

à Brest (29). Mixé par OrviL, Éric Digaire

et Thierry Garacino au Béastud

de Deuil-la-Barre (95).

Montage et mastering par OrviL.

 

MUSICIENS

OrviL (guitares, chant, basse, programmations, claviers), François Maigret (guitare sur "Suffit d'y croire" et "La nature humaine"), Éric Digaire (basse, guitares, claviers et chœurs par-ci par-là),

Nicolas Boudes (accordéon sur "Suffit d'y croire"

et "Les films d'Oliver Stone"), Bertrand Maudet (guitare sur "Il y a des jours 1"),

Thomas Baltes (violon sur "Rêves partis")

 

ILLUSTRATIONS

Photos recto & verso © Carole Épinette.

Logo design par Jean-Luc Garréra.

 

TRACKLIST

"Suffit d’y croire", "Systématique", "Les Béatus",

"La fille au pull-over rouge", "Maximum",

"La nature humaine", "7 heures du mat’",

"Il y a des jours 1", "Virginie", "Rêves partis",

"Les films d’Oliver Stone".

 

L'HISTOIRE

 

J'ai beaucoup de très bons souvenirs de cette période. J'arrivais à une espèce de "maturité artistique", la fameuse, celle du deuxième album. Dans ma manière d'écrire les chansons, j'ai eu l'impression qu'un robinet était ouvert.

Les choses sont venues assez facilement.

 

Je suis parti faire des pré-productions un peu partout en France, finalement.

En Lorraine, dans les Landes, en Charente-Maritime… bref, partout où je pouvais me poser une semaine avec mes guitares, un ordi et une carte son pour enregistrer un maximum d'idées. Les chansons avaient toutes une signification particulière à mes yeux.

 

Des symboles ?

'Suffit d'y croire', par exemple, était conçu comme une réponse à 'La rencontre', sur Du fond du bocal. Sur cette dernière, il était question d'un gars trop timide pour aborder une fille.

Quelques années plus tard, on retrouvait cette fille dans ce bar, et un gars moins timide… 'Systématique' était la chanson-hymne d'OrviL, un vrai chouette moment pendant les concerts. 'Les Béatus' donnait son nom à l'album…

 

Pour moi, les Béatus, c'était en quelque sorte 'les gens heureux', ça avait la même racine que "béatitude", je n'avais pas cherché plus loin. Pourtant, j'apprendrais plus tard que ce mot existait bel et bien et qu'il désignait des manuscrits ibériques des Xe siècle, XIe siècle et XIIe siècle, plus ou moins abondamment enluminés, où sont copiés notamment les Commentaires de l'Apocalypse rédigés au VIIIe siècle par le moine Beatus de Liébana.

J'étais, très honnêtement, à des années lumière de cette explication…

 

Mais ce n'est même pas le seul malentendu autour du disque : le titre 'La fille au pull-over rouge', par exemple, ne fait pas du tout référence à la terrible affaire Christian Ranucci, condamné à mort et exécuté à la prison des Baumettes pour l'enlèvement et le meurtre,

le 3 juin 1974, de la petite Marie-Dolorès Rambla, âgée de huit ans. Un livre, intitulé Le Pull-over rouge, avait quelque temps plus tard suscité une immense polémique puisqu'il mettait en doute la culpabilité de Christian Ranucci.

Pourtant, là encore, absolument rien à voir… Il se trouvait juste que ma compagne avait alors un pull-over rouge et que je la trouvais très sexy dedans, rien de plus.

 

'Maximum' était la chanson destinée à mon premier fils, né entre les deux disques, et racontait l'histoire d'un 'petit d'homme' qui n'avait qu'une envie : découvrir le monde pour le croquer. Elle s'adapterait aussi bien à mon second bonhomme qui venait d'arriver dans nos vies depuis quelques mois à peine.

'La nature humaine' décrivait une jeune femme très superficielle, désireuse de se faire une place dans la société sans tenir compte des dégâts qu'elle pouvait causer autour d'elle.

'7 heures du mat'' racontait mon histoire de parisien contraint et forcé désireux de quitter le plus rapidement possible les turpitudes de la vie en capitale.

 

Plus loin, 'Virginie' contait l'histoire de cette fugue entre gamins, quand 'Rêves partis' voulait d'abord stigmatiser l'irruption de ce petit téléphone dans nos vies avant de basculer dans une petite poésie amoureuse. Enfin, 'Les films d'Oliver Stone' s'attaquait faussement à l'un de mes réalisateurs préférés à l'époque. Mais voilà, il se trouve que je m'étais endormi devant son film Tueurs-nés.

Ça m'a donné l'idée d'écrire une chanson sur la procrastination, l'impossibilité de regagner les minutes de vie que l'on perd, l'inéluctabilité

de la mort.

On croirait pas comme ça, hein ?

D'ailleurs, avec Éric Digaire, on a enregistré la pluie torrentielle tombée sur le cimetière de Kerfautras à Brest, juste à côté du studio où on enregistrait, et on l'a placée à la fin de la chanson. Ça la finissait bien. Et c'est aussi la dernière chose qu'on entend sur le disque.

 

Un disque de copains

Éric Digaire, justement… Je crois que sans lui…

Cet album aurait forcément été différent.

Je veux dire moins bien. Enfin, en tous cas, j'en aurais forcément été moins fier. Il a transformé littéralement plusieurs chansons, eu des idées d'arrangements que je n'avais pas eues.

Il s'est investi avec passion, amitié. Et je dois dire que lorsque quelqu'un est derrière vous, croit en vous, passe des heures et des heures sur votre projet, cela vous transcende.

Dans tous les aspects de ma petite vie d'OrviL,

il a réussi à me faire changer, a bousculé mes petites habitudes. Il a été très inspirant.

Et à chaque fois que je sors un disque, c'est de lui dont j'attends la critique la plus constructive. Lui et mon frère de lait artistique, Nicolas Boudes.

 

Nicolas tiens, on n'avait pas pu se retrouver sur Du fond du bocal, mais on avait quand même fait nos premières armes ensemble au sein de Baobab dix ans plus tôt. Je le voulais sur le disque. À l'époque, il jouait surtout dans un groupe de reprises festives, Les Castafiores, mais préparait son envolée artistique sous le nom de Nicobé. On s'est retrouvé au cours de l'été 2006 chez lui, dans l'Aude. Chez nous, je devrais dire… Et comme au bon vieux temps, avec le soleil pas trop loin, et la campagne comme seul terrain de jeu, il a posé son accordéon sur 'Suffit d'y croire'

et 'Les films d'Oliver Stone'. C'était très émouvant de se 'retrouver' artistiquement comme cela.

Et tellement important à mes yeux.

 

Du côté des guitares, François Maigret, alors déjà bien occupé au sein de No One Is Innocent, m'a rebalancé deux solos dont il a le secret, avec une facilité démoralisante, sur 'La nature humaine'

et 'Suffit d'y croire'. Son jeu est tellement versatile qu'il peut s'adapter à du jazz manouche autant qu'à du pop-rock. Ce gars m'a toujours épaté…

 

Lorsqu'est venu le moment du mix, Éric s'est dit qu'on aurait peut-être besoin d'un regard extérieur, alors il a fait appel à Thierry Garacino pour démarrer le boulot et nous mettre sur la voie. Je crois qu'ils avaient déjà bossé ensemble avec Matmatah. Quoi qu'il en soit, Thierry est venu, a fait le ménage et a donné la "couleur" à suivre pour le reste du mixage.

 

C'est aussi à ce moment que sous la houlette de mon manager et ami, Benoît Maffre, toujours de plus en plus impliqué dans OrviL (vous avez vu,

je dis toujours 'Nous' d'ailleurs, pour parler d'OrviL :-), nous avons trouvé une distribution pour 'Les Béatus' auprès de la maison de disques Nocturne, via le label Why Note. C'est Yann Armellino, au sein de cette dernière structure,

qui s'est battu pour nous signer. Cela nous a permis d'être distribué dans des réseaux que nous n'aurions jamais atteint en indépendance totale.

 

Aller au bout des choses

Pour autant, le monde du disque est alors déjà en crise, en train de basculer dans l'ère du numérique, les gens en achètent de moins en moins, et si on en a tiré 3.000 exemplaires 'physiques', il doit encore nous rester quelques centaines de pièces.

Heureusement, les concerts ont permis d'en écouler aussi, nous donnant l'impression qu'on ne faisait pas les choses pour rien, ce qui demeure une obsession terrifiante pour tout artiste.

 

On a suivi le mouvement en faisant un clip pour 'La nature humaine', entièrement réalisé par Caroline Muñoz (oui, madame 'Mon p'tit lapin' sur 'La rencontre', sur l'album précédent), avec des apparitions de Laurent Petitguillaume, Monsieur Mö, Benoît Maffre, et surtout la comédienne Morgane Bontemps que l'on verra quelques années plus tard dans la série de TF1 'Pep's', et dans bien d'autres projets. Tout cela rendu possible par l'ami Jean-Baptiste Guiton (photographe de grand talent), qui a mis une journée durant son formidable studio parisien à notre disposition.

 

Et puis il y a la pochette…

On m'a souvent demandé quelle en était la signification. Il y a le recto et le verso : le décor

et l'envers du décor.

En gros, il y a le petit garçon, qui incarne le bonheur, l'insouciance, et aussi le clown qui incarne la distraction, une figure paternelle rassurante mais sur qui pèse la menace de la mort (oui, le chevalier noir avec son casque).

Quant au verso, c'est la mort qui porte le ballon, elle est tournée vers l'insouciance du petit garçon qui a pris conscience de l'existence de la mort et apprend à vivre avec. Le clown est toujours là, reste une figure tutélaire destinée à guider les pas du petit garçon, mais sa disparition inéluctable est acquise, le petit devra apprendre à vivre sans lui.

 

Le destin, des fois… Mon Papy Paul, qui a tellement compté pour moi, disparaissait brutalement à peine un mois après la sortie

du disque.

 

 

- ACHETER ? -

- ÉCOUTER DES EXTRAITS ? -

 

LES BÉATUS

2006

ACHAT CD

Livré par la Poste

Frais de port 2,50 €

Si stock disponible

LIRE L'HISTOIRE

Découvrez les anecdotes

de l'enregistrement

de l'album